Poursuite des raids aériens au Yémen malgré la trêve

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SANAA, 12 juillet (Reuters) - Les raids aériens de la coalition arabe menée par l'Arabie saoudite ont fait une dizaine de morts dans la nuit de samedi à dimanche au Yémen, a-t-on appris de sources médicales, malgré la "trêve humanitaire". Huit membres d'une même famille voyageant à bord de plusieurs véhicules ont été tués samedi soir par une de ces frappes dans la province d'Al Baïda, dans le centre du pays. Deux autres civils ont péri dans la ville de Taëz, dans le sud du Yémen. Les attaques aériennes contre la capitale yéménite, Sanaa, ont également repris dimanche matin, a rapporté un témoin. L'agence de presse Saba, contrôlée par les rebelles chiites houthis, affirme que 12 personnes au total, dont deux enfants, ont été tuées par les frappes aériennes à travers le pays. L'hôpital de Sanaa a été visé, ainsi que des camions transportant des vivres pour la population d'Aden, le grand port du Sud, ajoute l'agence de presse. La coalition arabe mise en place par l'Arabie saoudite pour combattre les rebelles chiites a fait savoir samedi que le gouvernement légal yéménite, réfugié à Ryad, ne lui avait pas demandé de suspendre ses opérations. Les services du secrétaire général de l'Onu ont pourtant affirmé que le président yéménite Abd-Rabbou Mansour Hadi avait fait part vendredi à la coalition de son acceptation de la trêve, théoriquement entrée en vigueur dans la nuit de vendredi à samedi. Plus de 3.000 personnes ont été tuées au Yémen depuis le début des frappes aériennes de la coalition arabe le 26 mars. La trêve humanitaire vise à permettre l'acheminement d'une aide humanitaire à la population civile et toutes les parties au conflit avaient salué cette semaine l'annonce de ce cessez-le-feu. Le gouvernement du président Hadi exige cependant que les insurgés houthis abandonnent les villes qu'ils contrôlent et relâchent leurs prisonniers, conformément à la résolution 2216 adoptée en avril par le Conseil de sécurité de l'Onu. Les Houthis, qui contrôlent Sanaa depuis septembre et ont ensuite pris plusieurs villes, affirment mener une révolution contre un gouvernement corrompu et refusent de se retirer. (Mohammed Ghobari, Guy Kerivel pour le service français)

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