Poursuite des fouilles pour retrouver les disparues de Perpignan

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TOULOUSE (Reuters) - Les enquêteurs ont poursuivi mercredi pour le deuxième jour consécutif des fouilles pour tenter de localiser les dépouilles de Marie-Josée et d'Allison Benitez, qui ont mystérieusement disparu le 14 juillet dernier sans laisser de traces.

Fransisco Benitez, le père et l'époux des deux femmes qui s'est suicidé le 5 août en laissant une vidéo et une lettre clamant son innocence, est le principal suspect des crimes.

Une information judiciaire pour assassinat a été ouverte après la mise à jour de l'ADN d'Allison Benitez dans des traces de sang découvertes dans le congélateur familial et dans un lave-linge de la caserne où travaillait Francisco Benitez.

Les services de police travaillent sur un périmètre qui comprend une pinède sablonneuse et une station d'épuration situées à Port-Leucate, dans l'Aude, dit une source policière. Port-Leucate est distant de 30 km de Perpignan, où les deux femmes ont été aperçues pour la dernière fois.

Ces fouilles sont réalisées suite au "travail d'analyse sur la triangulation du téléphone portable du père et des tracés GPS retrouvés par les enquêteurs", explique une autre source proche de l'enquête. Ces données permettraient de retracer les trajets de Francisco Benitez dans les jours suivant la disparition de sa femme et de sa fille.

"Nous savons concernant les fouilles qu'il s'agit de vérifications basées sur une hypothèse criminelle. Mais ce sont des actes en cours d'exécution, donc nous n'avons pas connaissance de ces faits dans le cadre du dossier", explique Philippe Capsié, avocat des deux s?urs d'Allison Benitez et du frère de Marie-Josée Benitez.

Ces trois personnes se sont constituées partie civile, "pour avoir accès au dossier", dit l'avocat, qui regrette les fuites dans ce dossier. "La famille souffre de cette situation, de ces révélations brutales dans la presse. Cela ne fait que rajouter des choses difficiles."

Les soupçons à l'encontre de Fransisco Benitez sont renforcés par la découverte qu'il avait déjà été entendu pour la disparition d'une ancienne maîtresse en novembre 2004 à Nîmes.

Guillaume Serries, édité par Yves Clarisse

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