Poursuite des discussions entre Athènes et ses créanciers

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ATHENES, 11 août (Reuters) - La Grèce et ses créanciers internationaux ont poursuivi toute la nuit de lundi à mardi leurs négociations sur un troisième plan d'aide dont Athènes a besoin pour maintenir ses finances publiques à flot et honorer une importante échéance auprès de la Banque centrale européenne (BCE) le 20 août. Le gouvernement d'Alexis Tsipras espère boucler rapidement les discussions afin de disposer du temps nécessaire pour faire voter cet accord par le parlement grec d'ici le 20 août, quand il lui faudra rembourser 3,2 milliards d'euros à la BCE. "Nous entrons dans la dernière ligne droite, nous examinons le protocole d'accord du début à la fin", a déclaré un responsable grec lors d'une brève pause dans les discussions entre ministres grecs et représentants des institutions européennes et du Fonds monétaire international. Cette dernière séance de négociations a débuté lundi après-midi. Au terme des précédentes séances dimanche et lundi, le ministre grec des Finances Euclide Tsakalatos a déclaré que les discussions se passaient plutôt bien et il s'est dit confiant qu'un accord soit "bientôt" trouvé. "Je ne sais pas si ce sera (mardi) matin, mais bientôt, ça veut dire bientôt", a-t-il dit. Pendant les négociations de la nuit, les deux parties se sont entendues sur les objectifs budgétaires du programme de renflouement, en visant un excédent primaire (hors service de la dette) à partir de 2016. La feuille de route ainsi définie prévoit un déficit primaire de 0,25% du produit intérieur brut en 2015, puis un excédent de 0,5% du PIB en 2016, de 1,75% du PIB en 2017 et de 3,5% du PIB en 2018, a dit un responsable grec. Un autre responsable du gouvernement d'Athènes a déclaré que la gestion des créances douteuses du secteur bancaire constituait un point d'achoppement des discussions. Les deux parties ne sont également toujours pas d'accord sur les modalités de mise en place d'un fonds souverain destiné à lever 50 milliards d'euros grâce aux privatisations. Athènes et ses créanciers ont en revanche approuvé une dérégulation du marché du gaz, ont dit des sources proches des discussions. Les banques grecques pourraient bénéficier rapidement d'une injection en capital dès conclusion d'un accord, d'un montant qui pourrait atteindre 10 milliards d'euros, même si la BCE n'a pas terminé ses tests de résistance des établissements. Ces tests pourraient en effet ne pas être achevés avant octobre, alors qu'il est admis que les banques grecques ont un urgent de besoin de capital pour normaliser leurs opérations. Les responsables grecs espèrent que l'accord sur un nouveau plan d'aide pourra être adopté mercredi ou jeudi par le parlement d'Athènes puis validé vendredi par les ministres des Finances de la zone euro. (George Georgiopoulos; Jean-Stéphane Brosse pour le service français)

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