Poursuite des combats près de la ville syrienne de Kobani

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BEYROUTH, 27 janvier (Reuters) - Des combats se poursuivaient mardi entre combattants kurdes et djihadistes de l'Etat islamique (EI) autour de la ville syrienne de Kobani, près de la frontière turque, rapporte l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH). Les forces kurdes ont annoncé lundi avoir chassé les islamistes de Kobani (Aïn al Arab, en arabe) après quatre mois d'affrontements mais des combats ont toujours lieu au sud-est et au sud-ouest de cette localité. Les miliciens des Unités de protection du peuple kurde (YPG), appuyés par des peshmergas irakiens, ont réussi mardi à reprendre un village à la périphérie de Kobani, précise l'OSDH, organisme basé en Grande-Bretagne mais qui dispose d'un réseau d'informateurs sur le terrain. "La défaite de Daech à Kobani marque le commencement de la fin pour ce groupe", déclarent les miliciens kurdes sur leur site internet. Mais l'EI, également connu sous l'acronyme Daech, a encore des centaines de combattants dans les villages autour de Kobani. Lundi, le Pentagone, prudent, a souligné que la bataille pour Kobani n'était pas terminée et des raids aériens de la coalition internationale anti-EI ont encore été menés mardi dans le secteur, selon l'OSDH. La Turquie a accueilli depuis près de quatre ans sur son sol un million et demi de réfugiés syriens qui ont fui les combats. Le président turc Recep Tayyip Erdogan a fait part mardi de son inquiétude à propos de la situation à Alep, la grande ville du nord de la Syrie. "Quand il s'agit de Kobani, tout le monde se lève et apporte son aide. Des réfugiés de Kobani, 200.000, viennent chez nous. Mais quand on parle d'Alep, personne n'écoute. Il y a 1,2 million de gens là-bas, il y a l'économie, l'histoire, la culture, pourquoi ne s'y intéresse-t-on pas?", a-t-il demandé. Mardi matin, la police turque a fait usage de gaz lacrymogènes pour stopper des cortèges qui tentaient de franchir la frontière avec la Syrie et de se rendre à Kobani. Plusieurs groupes partis de Suruc, ville frontalière dominant Kobani, et de villages voisins se sont rejoints pour franchir la frontière et célébrer la victoire des combattants kurdes. Mais la police les a stoppés, a dit un journaliste présent à Suruc. (Sylvia Westall, avec Oliver Holmes à Beyrouth, Tulay Karadeniz à Ankara, Ayla Jean Yackley, Dasha Afanasieva et Humeyra Pamuk à Istanbul; Guy Kerivel pour le service français)

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