Poursuite de la crise politique à Bagdad

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    BAGDAD, 29 mars (Reuters) - Le Premier ministre irakien 
Haïdar al Abadi a demandé mardi au Parlement d'adopter une 
position claire sur l'éventuelle nomination d'un nouveau 
gouvernement composé de technocrates et d'indépendants afin de 
lutter contre la corruption. 
    Haïdar al Abadi, qui a accédé il y a dix-neuf mois au poste 
de Premier ministre, a annoncé en février son intention de 
remplacer par des technocrates les ministres du gouvernement, 
actuellement désignés en fonction de leurs affiliations 
politiques.  
    Il veut ainsi affaiblir l'actuel système de partage du 
pouvoir en fonction de critères ethniques ou religieux, qui 
favorise le clientélisme et la corruption, mais cette initiative 
rencontre de fortes résistances. 
    Lundi, le Parlement a laissé jusqu'à jeudi au Premier 
ministre pour présenter ce nouveau gouvernement. 
    "Le Conseil des représentants doit clarifier sa position. 
Veut-il des ministres issus des formations politiques ou des 
technocrates choisis en dehors de ces formations et sans tenir 
compte des quotas?", a demandé le chef du gouvernement. 
    Le dirigeant chiite Moktada al Sadr n'a pas tardé à 
répondre, menaçant Abadi d'un vote de défiance s'il ne présente 
pas le nouveau gouvernement ce jeudi. 
    Dimanche, Moktada al Sadr avait rejoint ses partisans qui 
organisent depuis une douzaine de jours un sit-in devant la 
"zone verte" de Bagdad, enceinte fortifiée abritant les 
ministères et ambassades, afin de faire pression sur Abadi. 
    Les principales formations politiques chiites d'Irak ont 
approuvé le projet de remaniement en profondeur du gouvernement 
mais la marge de manoeuvre du Premier ministre apparaît toujours 
limitée par le poids et l'influence des partis. 
 
 (Stephen Kalin et Maher Chmaytelli; Guy Kerivel pour le service 
français) 
 
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