Pourra-t-on nourrir neuf milliards d'êtres humains ?

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L'agriculture biologique exclut le recours aux pesticides et présenterait des rendements plus qu'intéressants dans les pays du Sud.
L'agriculture biologique exclut le recours aux pesticides et présenterait des rendements plus qu'intéressants dans les pays du Sud.
Oui, affirme l'agronome et géographe Jacques Caplat, qui a accordé un long entretien à nos confrères du magazine Terra Eco.

La plupart des démographes s'accordent sur un accroissement démographique proprement démentiel. Ainsi la Terre pourrait-elle compter neuf milliards de bouches à nourrir à l'horizon 2050, voire plus. Un défi colossal pour l'humanité toute entière, déjà confrontée à une hausse considérable de la demande en viande de plus en plus difficile à honorer, sachant que l'élevage représente aujourd'hui environ un cinquième des émissions mondiales de gaz à effet de serre et que le réchauffement climatique est promis à s'intensifier.
Pendant ce temps, même si le modèle agricole actuellement en vigueur dans le monde occidental a montré ses limites, entre utilisation abusive de pesticides et autres substances chimiques et pollution des nappes phréatiques, l'agriculture biologique progresse timidement. En France, l'objectif de 20 % de surface agricole utile (SAU) dédiés au bio à l'horizon 2020, fixé dans le cadre du Grenelle de l'environnement et il est vrai devenu impossible à atteindre, a ainsi été abandonné par l'actuel gouvernement, qui vise 7 % d'ici 2017.
Particulièrement défavorable, la conjoncture n'augure pas d'une planète rassasiée. M. Caplat, toutefois, y croit, à condition que l'agriculture biologique se développe mondialement via des mesures étatiques, mais aussi des initiatives individuelles ou collectives.
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