Pourquoi Wall Street continue de monter

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(lerevenu.com) - La publication des minutes du dernier comité de politique monétaire de la Réserve fédérale aux États-Unis a plongé, hier, nombre de commentateurs dans la plus grande perplexité. Ce sentiment général n'en a pas moins empêché les marchés boursiers d'afficher une belle séance de hausse, mercredi. À New York, l'indice  S&P 500 des plus grandes capitalisations de la place a repoussé son plus-haut historique qui remontait à octobre 2007. Et, à la Bourse de Paris, les valeurs bancaires se sont envolées, en gagnant chacune de 5 à 6% dans la séance, dans l'espoir que l'économie européenne sorte enfin de sa torpeur et porte leurs activités de prêteurs.

Comme le reconnaît Aurel BGC, les minutes de la Réserve fédérale confirment ?d'importantes divergences entre les membres de cette instance sur la poursuite ou non du quantitative easing?. Cette politique monétaire dite non orthodoxe de la Réserve fédérale consiste à maintenir de taux d'intérêt bas pour favoriser les crédits aux ménages et aux entreprises : ?Le consensus est fort pour maintenir les programmes d'achat de titres obligataires en l'état?, poursuit le courtier. La lecture positive qu'en ont faite, hier, les marchés boursiers tient, en réalité, du pari de Pascal : si l'économie américaine demeure fragile, comme la faiblesse de la création d'emplois en mars en témoigne, la politique monétaire de la Réserve fédérale restera ?accommodante?, mais si la conjoncture, outre-Atlantique accélère son redressement, le même institut d'émission veillera à ne pas tuer cette reprise dans l'?uf. Gagnant, gagnant !

Le regain de confiance dans les placements boursiers s'appuie, en réalité, sur de nombreux indicateurs encourageants. Le premier et non le moindre est le déficit de la balance commerciale chinoise, qui témoigne de l'importance des importations du pays, donc de la capacité de la demande intérieure à participer à la relance de l'économie mondiale. Que les taux de rendement des titres d'État espagnol à dix ans soient tombés, hier, à leur niveau de novembre 2010 ne peut être non plus une mauvaise nouvelle. Le lourd déficit public du pays ne suscite plus la même crainte. Quant à la décision de Chypre de commencer à vendre l'essentiel de ses réserves d'or pour renflouer les finances publiques, elle peut servir d'exemple à d'autres États européens trop endettés, ce qui ne saurait d'ailleurs être une bonne nouvelle pour le prix de l'or? 

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