Pourquoi Troyes est condamné

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Pourquoi Troyes est condamné
Pourquoi Troyes est condamné

Défait samedi soir par Lorient, Troyes se dirige doucement mais sûrement vers un retour en Ligue 2. Les raisons statistiques d'une relégation annoncée.

Une faiblesse rédhibitoire à l’extérieur

Compte tenu des absences de Jean, de Mavinga, de Saunier ou encore de Martins Pereira, il y a évidemment quelques raisons de relativiser, mais Troyes a confirmé samedi soir des limites rédhibitoires hors de ses bases. Balayé par Lorient (4-1, 13eme journée de Ligue 1), le club entraîné par Jean-Marc Furlan – qui présente la 20eme attaque et la 19eme défense du championnat – n’a désormais remporté que deux de ses trente-cinq derniers déplacements parmi l’élite (9 nuls et 24 défaites). Difficile de parler maintien avec un tel handicap à l’extérieur. D’autant plus quand les résultats sont équivalents à la maison…


La méthode Furlan pas adaptée pour l’élite ?

Tout le monde est d’accord pour dire que Troyes est généralement une équipe agréable à voir évoluer et c’était d’ailleurs reconnu la saison passée à l’étage inférieur. Les Aubois refusent rarement de jouer, mais Jean-Marc Furlan n’a pas encore trouver la bonne formuler pour performer parmi l’élite. Des résultats qui découlent logiquement, en partie, des moyens limités de l’ESTAC, mais la méthode du coach bourguignon est-elle adaptée au plus haut niveau ? En regardant les statistiques, on peut se poser la question. En effet, Furlan n'a gagné que 21,2% de ses matchs en tant qu'entraîneur de Ligue 1 (35/165), ratio le plus faible chez les techniciens à minimum 150 rencontres.

Sur les bases de… Grenoble et Istres

Malgré quatre petits points au bout de treize journées de championnat, Troyes peut évidemment toujours à croire au maintien, mais il y a des chiffres qui ne mentent pas. Les coéquipiers de Benjamin Nivet sont tout simplement la première équipe à compter zéro victoire à un tel stade de la compétition depuis Grenoble en 2009-10, qui avait terminé la saison à la dernière place du classement. Au niveau des promus, personne n’a fait pire depuis Istres 2004-05, un autre bonnet d’âne du championnat de France. Aujourd’hui, le club du président Daniel Massoni connaît sa pire disette dans l’élite depuis novembre 1960-avril 1961, avec quatorze matchs de rangs sans la moindre victoire en Ligue 1. Difficile de rester optimiste devant de telles statistiques, non ?

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