Pourquoi Tripoli ne devrait pas connaître le destin de Bagdad

le
0
Les responsables occidentaux ont veillé à ne pas reproduire en Libye les erreurs commises en Irak.

Longtemps, Mouammar Kadhafi et Saddam Hussein se sont disputé le rôle de bad boy dans la région. En Libye comme en Irak, les deux tyrans ont utilisé le meurtre, la répression et le culte de la personnalité pour mettre au pas leurs opposants et imposer une relative stabilité politique de leur régime. Le destin des deux leaders autoritaires se ressemble jusqu'à leur chute. Bombardés pendant plusieurs mois, ils ont livré la bataille finale dans la capitale, cachés dans leur bunker et ses souterrains, promis de rester jusqu'au bout au côté de leur peuple avant de disparaître au dernier moment. Saddam Hussein sera retrouvé en décembre 2003, huit mois après la chute de Bagdad, le visage hirsute, terré dans un trou. Quant au colonel Kadhafi, il s'est évanoui dans la nature.

Au printemps 2003, l'allégresse qui avait suivi le renversement du dictateur irakien n'avait pas duré longtemps. Dès les premiers jours, la capitale avait été la proie de pillages et d'actes de r

...

Lire la suite de l'article sur lefigaro.fr
Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant