Pourquoi Standard and Poor's dégrade l'Italie sans crier gare

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L'agence de notation se défend d'avoir pris Rome de vitesse en abaissant sa dette souveraine dans la nuit de lundi à mardi. Elle argue que le pays était déjà sous perspective négative depuis le 21 mai. Décryptage.

La décote apparaît aussi brutale que soudaine. Alors que les marchés s'attendaient à une dégradation de la dette italienne par Moody's, sa grande rivale Standard and Poor's (S&P) a fait feu la première. Dans la nuit de lundi à mardi, l'agence de notation américaine a abaissé d'un cran les notes de crédit long et court terme attribuées à la troisième économie européenne à A/A-1 contre A+/A-1+ auparavant. Elle conserve en outre une perspective négative sur l'évolution de l'activité économique du pays. Rome n'a pas tardé à réagir, fustigeant une décision «dictée» par les médias et «faussée de considérations politiques».

Surtout, l'agence de notation estime n'avoir pris personne en traître. «Il n'y a rien de soudain dans cette dégradation, se défend Martin Winn, vice-président du bureau londonien de S&P, rappelant que la dette italienne avait déjà été placée sous perspective négative le 21 mai dernier. Une décision qui, aux yeux de l'agen

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