Pourquoi Sarkozy est prêt à une brouille avec la Turquie

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DÉCRYPTAGE - Le chef de l'État a fait une mise au point pesée au mot près sur les conséquences en France d'une non-reconnaissance du génocide arménien par la Turquie.

À Erevan, c'est encore le sujet, toujours aussi passionnel, du génocide arménien qui a occupé le premier plan. Nicolas Sarkozy s'est essayé à l'art délicat de mordre la ligne jaune (de la Turquie) sans la franchir. Il n'est pas certain qu'il y soit parvenu.

Vendredi, lors d'une conférence de presse conjointe avec son homologue Serge Sarkissian, le chef de l'État français a fait une mise au point pesée au mot près sur les conséquences en France d'une non-reconnaissance du génocide arménien par la Turquie. Il se devait d'aller plus loin que son prédécesseur, Jacques Chirac, qui déjà, en 2006, avait invité les Turcs à «reconnaître» le génocide. Il se devait aussi de répondre à l'opposition qui, par la voix de François Hollande, a plaidé pour que le nouveau Sénat, désormais socialiste, soumette aux sénateurs le projet de loi sur la pénalisation du négationnisme, pourtant rejeté au début de l'année par l'UMP. Il se devait enfin d'honorer sa promesse de

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