Pourquoi Sarkozy a rompu le silence

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Sauf une poignée de fidèles, les sarkozystes de 2007 ne se bousculent pas pour voler au secours de Nicolas Sarkozy.
Sauf une poignée de fidèles, les sarkozystes de 2007 ne se bousculent pas pour voler au secours de Nicolas Sarkozy.

Il est étonnant qu'il n'ait pas pris la parole avant. Il y avait songé, une première fois, après sa mise en examen pour "abus de faiblesse" dans l'affaire Bettencourt, mais le contexte lui paraissait à l'époque moins grave. Aujourd'hui, Nicolas Sarkozy parle. Il parle par écrit, d'une écriture parlée. Ce n'est pas une de ses fameuses cartes postales, mais une sorte de "J'accuse" qui ne dit pas son nom. Avocat dans l'âme, il a songé un moment à prendre la parole, à s'adresser directement face à une caméra ou au micro d'une radio pour dire aux Français sa vérité, mais certains de ses proches le lui ont déconseillé. Sa nature, tempétueuse et imprévisible, n'aurait sans doute pas supporté l'exercice. La crainte fut qu'il éructe, dénonce trop hâtivement, accuse tous azimuts et commette une fâcheuse maladresse, qui aurait renvoyé de lui l'image d'un homme certes peut-être victime, mais toujours aussi frontal et violent. Le dossier est sensible et d'aucuns se souviennent de son interview télévisée, lorsque, président de la République, il présentait Dominique de Villepin tel un "coupable" dans l'affaire Clearstream, bafouant ainsi la présomption d'innocence. IngratsDans cette histoire d'écoutes, il y a son honneur, mais il y a aussi son retour. Il a beau s'en défendre, prendre de haut et moquer ceux - les journalistes - qui l'affirment, il entend bel et bien revenir. Or, la question n'est plus de savoir s'il en a envie, mais s'il...

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