Pourquoi Papus Camara est meilleur que John Terry

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Pourquoi Papus Camara est meilleur que John Terry
Pourquoi Papus Camara est meilleur que John Terry

Les deux défenseurs étaient dans leur club avant que l'argent ne coule à flots. Si Terry est toujours titulaire, en réalité, Zoumana Camara a eu bien plus grâce à son comportement.

Dans quelques semaines, Papus Camara sera peut-être champion de France, pour la troisième fois de sa carrière. Ses détracteurs ne manqueront pas de souligner que, sur ses trois saisons, bien qu'il reste trois rencontres à jouer, Zoumana, de son vrai prénom, n'a pas fait vingt matchs en Ligue 1. Mais il n'a pas été un boulet pour son équipe, comme pouvait l'être par exemple Cygan à Arsenal. Un type qui, étrangement, était sur le terrain dès qu'il y avait une défaite. Papus, lui, a même marqué à Rennes, mais ce n'est de toute façon pas là où on l'attend. Celui qui a toujours rêvé du PSG est plus un cadre préposé au dialogue, que ce soit avec les adversaires - quand il faut calmer l'après-match un peu houleux à Bordeaux - ou avec ses coéquipiers. Il fait par exemple partie des rares membres du vestiaire que Zlatan Ibrahimović a invités à la chasse en Suède. Même auprès du public, il a une grosse street crédibility. Parce que Papus, c'est la caution historique, la culture club, celui qui est arrivé en 2007, en plein projet Colony Capital, loin des millions du Qatar.
Terry, 14 ans en pro à Chelsea, 12 en tant que titulaire
Un peu comme John Terry à Chelsea. Comme tous les mecs de sa génération (Lampard, Joe Cole, Rio Ferdinand, Carrick, Defoe), il est passé par West Ham. Mais dès ses quinze ans, il rejoint Chelsea. Un passage à Nottingham pour ses vingt piges, puis l'équipe première dès le début des années 2000. À l'époque, Chelsea, entraîné par le sympa Claudio Ranieri, est connu pour être une équipe cosmopolite : du Français champion du monde (Lebœuf, Desailly), de l'Italien (Di Matteo, Dalla Bona, Zola), du Batave (De Goey, Bogarde, Hasselbaink, Melchiot), l'Uruguayen Poyet, le Nigérian Babayaro, le Croate Stanić, l'Espagnol Ferrer, l'Islandais Guðjohnsen, le Danois Grønkjær et même l'Australien Bosnich. Pas le haut du panier, mis à part "The Rock". Mais aussi un clan d'Anglais, aux caractères bien trempés, auquel le public peut toujours s'identifier : Dennis Wise, Jody Morris, Graeme Le Saux et donc le jeune Terry. Très bon dès sa première saison, il pousse Francky Lebœuf à l'exil et devient très vite capitaine. Deux ans plus tard, Abramovitch et ses pétro-dollars débarquent. Le club va changer de dimension : en treize ans, le club va gagner quatre championnats, quatre Cups, trois coupes de la Ligue et surtout une Ligue des champions. En 2015, pour le quatrième titre,…


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