Pourquoi Netflix a (déjà) gagné

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Reed Hastings, le fondateur de Netflix, s'attaque au marché français à partir du 15 septembre
Reed Hastings, le fondateur de Netflix, s'attaque au marché français à partir du 15 septembre

Vous l'aurez lu et relu, on vous l'aura dit et redit, Netflix, le géant américain du streaming, débarque en France le 15 septembre. "Géant", "américain", "streaming", autrement dit "attention, chien méchant". L'expression, systématiquement accolée à la présentation de Netflix, suggère en biais au public français qu'il ne devrait pas se réjouir tant que ça de l'arrivée de ce service de VOD (vidéo à la demande), cheval de Troie menaçant le marché national de l'audiovisuel et, avec lui, le système tout entier de notre chère et fragile "exception culturelle".

Mais les adeptes d'une lecture à la David contre Goliath oublient trop souvent que Netflix ne fut pas toujours le géant qu'il est aujourd'hui et que ses succès actuels sont le résultat d'une stratégie de longue haleine, menée depuis sept ans et qui aurait pu échouer avant son terme comme cela faillit d'ailleurs être le cas en 2011. Cette stratégie s'appuie sur plusieurs axes, le plus célèbre désormais étant la règle de trois, "contenu-prix-simplicité", qui fait le bonheur des utilisateurs du service.

Vidéoclub

Le contrat que passe Netflix avec ses clients repose en effet sur cette triple promesse : moyennant l'abonnement le moins cher du marché (entre 8 et 12 euros par mois), vous aurez accès au plus fourni des catalogues de films et de séries télé en ligne, le tout sur un site internet que votre gamin de 7 ans saurait utiliser. Et de fait, l'offre défie la...

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