Pourquoi Merkel fait les yeux doux à Erdogan

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La chancelière allemande Angela Merkel a évoqué des progrès dans les pourparlers avec la Turquie à l'issue de sa visite à Ankara, où elle a rencontré le président turc Recep Tayyig Erdogan. 
La chancelière allemande Angela Merkel a évoqué des progrès dans les pourparlers avec la Turquie à l'issue de sa visite à Ankara, où elle a rencontré le président turc Recep Tayyig Erdogan. 

La crise des réfugiés va-t-elle permettre à Ankara de se rapprocher de l'Union européenne ? Pays le plus généreux en termes d'accueil de réfugiés syriens (au moins 2,2 millions), la Turquie négocie chèrement son « plan d'action » avec l'Union européenne visant à contenir l'afflux de demandeurs d'asile sur le Vieux Continent. À l'issue d'une visite éclair à Ankara, la chancelière allemande Angela Merkel, dont le pays est le plus prisé des réfugiés, a notamment promis en compensation de relancer la candidature de la Turquie à l'adhésion à l'Union européenne. Directeur de recherches au CERI-Sciences Po, Anne-Marie Le Gloannec décrypte la position allemande et souligne les risques d'un pacte avec le président turc Recep Tayyip Erdogan.

Le Point : Pourquoi Angela Merkel fait-elle les yeux doux à la Turquie ?

Anne-Marie Le Gloannec : Il n'y a pas que Merkel. C'est toute l'Europe. On l'a vu la semaine dernière lors de la réunion des chefs d'État et de gouvernement européens à Bruxelles (à l'issue de laquelle le président de la Commission européenne a annoncé un plan d'action avec Ankara pour maîtriser le flux de réfugiés, NDLR). Nous nous trouvons face à un dilemme des plus délicats, où il faut choisir entre une situation de plus en plus ingérable et des négociations avec un régime de plus en plus autoritaire. En un jour, 5 800 migrants se sont massés à la...

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