Pourquoi les Madrid-Barcelone se jouent en même temps ?

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Pour la quatrième saison de suite, Atlético de Madrid et Espanyol reçoivent lors de la même journée Blaugrana et Merengues. Un double duel entre Castille et Catalogne qui pose une question : pourquoi donc le calendrier de la Liga est-il si redondant ?

  • Parce que c'est le règlement


    Bête ou méchant, le règlement de la Liga BBVA impose un calendrier qui n'a rien de hasardeux. À l'instar des boules de l'UEFA, celles qui dictent le planning du championnat espagnol répondent à des principes simples. Ainsi, il est impossible, depuis déjà cinq saisons, que Real Madrid et Atlético reçoivent dans leurs stades respectifs lors d'une même journée. Une vérité qui se transpose du côté de Barcelone, où Camp Nou et Cornellà-El Prat ne peuvent accueillir une rencontre lors d'un même week-end. Cette réglementation a pour objectif de favoriser tout le système de sécurité. La sécurité, c'est également l'argument qui explique pourquoi, pour un quatrième exercice consécutif, les affiches Atlético de Madrid-FC Barcelone et Espanyol-Real Madrid ont lieu lors de la même journée. Et comme le "hasard" fait bien les choses, ces duels catalano-castillans sont bien souvent programmés (sauf cette année) en fin de saison. Histoire que les Colchoneros remportent la Liga au Camp Nou et, qu'un an tout rond plus tard, les Blaugrana reprennent leur dû dans un Vicente-Calderón circonspect. L'Espanyol, lui, attend encore son premier titre.

  • Pour créer de nouveaux Clásicos


    Le Clásico, c'est la plus belle publicité du football espagnol. Un produit phare qui permet à la Liga de se vendre aux quatre coins du globe contre plusieurs millions d'euros. Avec au minimum deux rendez-vous annuels, le bilan n'est pas assez reluisant pour les têtes pensantes de la LFP locale. De fait, Javier Tebas - le Frédéric Thiriez d'outre-Pyrénées - et ses sbires misent sur la création de nouveaux Clásicos. Qu'importe si la rivalité entre Pericos et Merengues est proche d'être inexistante, et que l'animosité entre Colchoneros et Blaugrana ne se limitent qu'au rectangle vert. Non, pour la LFP, il faut vendre et, au cas où, grossir le trait. Désormais, l'Espanyol de Barcelone devient le troisième ennemi héréditaire du Real - derrière Atlético et Barça, forcément. Pire : histoire de grossir le trait de cette rivalité, certains partis indépendantistes de Catalogne pensent à rebaptiser les Perruches au nom de Cataluña de Barcelona. Une idée qui provoque l'ire des socios du Cornellà qui désertent leur stade. De second Clásico, il…




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