Pourquoi les JO et le football ne s'aiment-ils pas ?

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Joao Havelange, ex-président de la Fifa, et Juan Antonio Samaranch, ancien président du CIO, ont dirigé ces deux institutions pendant plus de 20 ans.
Joao Havelange, ex-président de la Fifa, et Juan Antonio Samaranch, ancien président du CIO, ont dirigé ces deux institutions pendant plus de 20 ans.

Quelle équipe nationale de football a été sacrée championne olympique à Londres il y a quatre ans ? Quel pays détient le record de médailles d'or olympiques en matière de football ? Deux colles qui peuvent faire sécher les plus fervents passionnés du ballon rond, alors qu'ils n'auraient pas la moindre hésitation pour évoquer le tableau d'honneur du dernier Mondial ou du récent Euro. Le faible rayonnement du football aux JO est l'un des plus gros paradoxes du sport. Les victoires olympiques ont fait entrer dans la légende des sprinteurs, des nageurs, des judokas, mais pas le moindre footballeur.

L'olympisme n'aime pas le football... qui le lui rend bien. Cette animosité remonte à l'entre-deux-guerres et met en exergue l'opposition entre le sport professionnel et le sport amateur. Les JO de 1924 à Paris avaient accordé une belle place au ballon rond avec un tournoi olympique de foot étalé sur 15 jours (du 25 mai au 9 juin). La compétition avait connu un vrai succès, avec des rentrées évaluées à 1 798 751 francs, et qui représentaient 33 % des recettes totales de ces JO estimées à 5 423 184 francs (1). Le tournoi, remporté par l'Uruguay, avait été relevé avec des équipes bien préparées et prouvait que le professionnalisme constituait la clé pour accéder au très haut niveau.

Cynisme contre hypocrisie

Mais cette réussite économique et sportive laissa de...

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