Pourquoi le Rubin Kazan est redevenu une équipe si banale ?

le
0
Pourquoi le Rubin Kazan est redevenu une équipe si banale ?
Pourquoi le Rubin Kazan est redevenu une équipe si banale ?

Les Girondins de Bordeaux affrontent le Rubin Kazan, à la lutte avec le FC Sion pour une qualification en seizièmes de finale. Il y a quelques années, le club du Tatarstan régnait en maître sur le championnat russe. Aujourd'hui, il stagne à la neuvième place de la Super League.

Camp Nou, 20 octobre 2009, troisième journée de la phase de poules de Ligue des champions. On joue la 73e minute, et Gökdeniz Karadeniz inscrit le but qui scelle la victoire de son club, le Rubin Kazan, face à l'ogre barcelonais, champion d'Europe en titre. Soixante et onze minutes plus tôt, Ryazantsev créait déjà la surprise en trouant les filets des 30 mètres. Peu après le retour des vestiaires, Zlatan remet les compteurs à zéro. Ce sera insuffisant pour le Barça de Guardiola, Messi et Iniesta, terriblement impuissant face au bloc et aux contres assassins des Russes. Ce jour-là, le Rubin Kazan, double champion de Russie en titre, affirme sa suprématie sur le football russe et donne raison à Michel Platini de faciliter l'accès des petits clubs à la C1 en jouant les poils à gratter dans le groupe F. En effet, Kazan lutte pour la deuxième place avec l'Inter jusqu'à la dernière journée. Sauf que ce sera le dernier véritable coup d'éclat du club du Tatarstan. Troisième en 2010, Kazan termine depuis quatre saisons entre la cinquième et la neuvième place. Seul fait d'armes européen : un quart de finale de Ligue Europa, et le recrutement d'Obafemi Martins, puis Yann M'Vila.

  • Parce que le Rubin Kazan n'a pas d'histoire

    Finalement, ce n'est qu'un juste retour des choses. D'abord, le Rubin Kazan est un club plutôt jeune, créé en 1958. Pendant quarante ans, englué dans les bas-fonds de la troisième division, le club tatare peine à remplir son stade Central. En 1996, le maire de Kazan rachète le club et projette d'en faire le porte-étendard du Tatarstan, république autonome située à 700km à l'est de Moscou. Plein de bonne volonté, Kamil Iskhakov doit attendre six ans pour atteindre son premier objectif. Kazan monte pour la première fois de son histoire en première division, et parvient à se qualifier dans la foulée pour la Coupe de l'UEFA. Le club passe un autre cap en 2006 avec le rachat d'Aleksandr Gusev, vice-président de la Fédération du Tatarstan, ancien membre du KGB. Les résultats suivent tout de suite, avec les deux titres de champion. Mais ce ne sera jamais suffisant pour rivaliser avec les historiques clubs de Moscou et le Zénith Saint-Pétersbourg.

  • [H2…



  • Lire la suite de l'article sur SoFoot.com

    Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
    Devenez membre, ou connectez-vous.
    Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant