Pourquoi le pacte de responsabilité ne sera pas réorienté

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Le président de la République donne une poignée de main au président du Medef, Pierre Gattaz, le 21 janvier 2014, après avoir détaillé son pacte de responsabilité et demandé des contreparties aux entreprises.
Le président de la République donne une poignée de main au président du Medef, Pierre Gattaz, le 21 janvier 2014, après avoir détaillé son pacte de responsabilité et demandé des contreparties aux entreprises.

« Le pacte de responsabilité doit être respecté. » François Hollande a mis fin, dimanche, aux spéculations sur la réorientation des 41 milliards de baisses de charges et d?impôts prévus d?ici 2017 en faveur des entreprises. « C'est la parole de l'État qui est en cause. Si nous devons encourager l'investissement et notamment celui des collectivités locales, ce n'est pas en prenant aux entreprises ou aux ménages, c'est en faisant des économies supplémentaires ou en redéployant les dépenses publiques », a précisé le président dans une interview au journal Sud-Ouest, à peine une semaine après la fin du congrès du Parti socialiste de Poitiers.

La motion majoritaire au PS, signée par Manuel Valls et Jean-Christophe Cambadélis, prévoit pourtant une réorientation des 15 milliards qui restent à entériner dans des textes budgétaires si les fameuses « contreparties » promises par les organisations patronales n?étaient pas au rendez-vous. Un jugement devait être rendu « avant l?été » grâce à une « évaluation nationale ».

Tranformer le Cice en baisse de charges

Mais tout cela n'était que de l'affichage. Après une séquence très politique au cours de laquelle même le porte-parole du gouvernement, Stéphane Le Foll, avait semblé ouvrir la voie à une réorientation du pacte début juin, François Hollande siffle la fin de partie.

Souvent obligé de donner des gages à sa gauche, le...

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