Pourquoi le foot est-il meilleur que la bière ?

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Pourquoi le foot est-il meilleur que la bière ?
Pourquoi le foot est-il meilleur que la bière ?

Belgique-Irlande, c'est aussi le moussico. Si le foot et la bière sont inséparables, l'un domine l'autre, et c'est bien entendu le foot. Car une bière sans match est toujours moins fraîche.

Vous suivez l'action avec attention : le verre qui prend place sous la tireuse, la main qui se pose sur la pompe, et le jet, mousseux d'abord, puis de cette inimitable couleur d'or. Le précieux liquide tapisse la paroi du verre, se masse, puis gonfle, gonfle jusqu'à la hauteur parfaite. Le surplus est délicatement retiré à l'aide d'une spatule en bois entièrement dévouée à la touche finale. Un fin liseré de mousse couronne l'œuvre du barman. Il vous tend le demi-litre comme on offre un cadeau. Le regard amoureux, vous vous apprêtez à poser vos lèvres sur votre bière, douce ou amère selon votre désir. Cette gorgée s'annonce magnifique.

Elle finit à terre. Parce qu'au même moment, votre attaquant a déglingué la lucarne à la dernière minute d'une finale bouillante. L'explosion de saveur n'a pas lieu sur vos papilles, mais dans tout votre être. Vous hurlez votre bonheur, embrassez l'inconnu d'à côté, levez les yeux au plafond, vous atteignez les étoiles. La binouze ? Oubliée. Cette gorgée perdue n'est rien. Au mieux vous aurait-elle arraché un râle de satisfaction, peut-être un sourire entendu avec le barman. Une émotion de sentimental romantique, un Rousseau s'extasiant devant une feuille qui pousse. Mais ce but, lui, c'est un shot de tequila direct au fond du gosier, un truc qui vous tord, vous brûle, qui vous fait vivre vraiment. Une éruption volcanique. Franchement, qui a déjà rêvé d'être Jean-Jacques ? Poursuivre les convulsions façon Haroun Tazieff, voilà une vie digne d'être vécue.

Probably the best in the world ?


Quand la réclame vante une pisse "probablement la meilleure au monde", elle nous parle d'un monde aseptisé, débarrassé de ses aspérités qui le rendent unique et multiple dans un même mouvement. Elle nous parle d'une Grèce 2004, pire, d'un France-Roumanie 2008. Un football sans saveur dont le seul but est de désaltérer notre soif de jeu sans y parvenir finalement. Passée l'excitation du premier quart, la suite n'est qu'une descente vers la déception, vers ce final tiède et sans bulles que l'on appelle le regret. On éteint la télé avant Anne-Laure Bonnet, on pose ce verre au fond duquel traîne un reste de jus, et l'on se lève. Ne pas boire cette dernière gorgée est un acte de rébellion intime, le premier pas vers le plein accomplissement de soi. D'abord balancer des patates de forain sur un…




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