Pourquoi la Turquie envoie ses chars contre Daech en Syrie

le , mis à jour à 09:32
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Pourquoi la Turquie envoie ses chars contre Daech en Syrie
Pourquoi la Turquie envoie ses chars contre Daech en Syrie

Pour la première fois, l'armée turque, soutenue par les forces aériennes de la coalition internationale dirigée par les Etats-Unis, a pénétré hier matin en Syrie. Objectif : Djarabulus, situé à quelques kilomètres de la frontière commune entre les deux pays.

 

En fin de journée, cette ville de 30 000 habitants a été totalement libérée par des rebelles syriens, soutenus par les militaires turcs. Presque sans combattre : les partisans de Daech se sont repliés à Al-Bab, leur dernier bastion dans le nord du pays.

 

Une victoire stratégique car Djarabulus était l'un des points de passage clés des djihadistes vers la Syrie. Cette opération, nommée Bouclier de l'Euphrate, a un double objectif pour le pouvoir d'Ankara : éloigner le groupe Etat islamique de sa zone frontière et empêcher les Kurdes syriens de s'y implanter à leur place.

 

Afficher son combat contre le groupe Etat islamique

 

Longtemps accusée de complaisance avec l'organisation islamiste, la Turquie est désormais totalement engagée aux côtés des ennemis de Daech. Depuis plus d'un an, le pays est ciblé par les attaques terroristes. Le week-end dernier, un attentat, qui a fait 54 morts lors d'un mariage à Gaziantep (près de la frontière), a frappé de stupeur l'opinion turque. Impossible pour le président Erdogan de ne pas réagir, ce qu'il a fait en envoyant ses troupes hier.

 

L'objectif majeur : stopper les Kurdes

 

D'après Didier Billion, directeur adjoint de l'Institut de relations internationales et stratégiques (Iris) et expert de la Turquie, le but d'Ankara est bien plus d'empêcher la progression kurde dans la région que d'en chasser l'EI. Les forces kurdes de l'YPG occupent depuis plusieurs semaines des bastions du groupe Etat islamique dans le nord de la Syrie, tels que Manbidj et Hassaké. Or cette milice est étroitement liée au PKK (Parti des travailleurs du Kurdistan, présent en Turquie), considéré par ...

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