Pourquoi la retraite de Zlatan est une aubaine pour la Suède

le
0
Pourquoi la retraite de Zlatan est une aubaine pour la Suède
Pourquoi la retraite de Zlatan est une aubaine pour la Suède

La vie après Zlatan Ibrahimović. Depuis l'annonce de sa retraite internationale, la Suède se reconstruit sur d'autres bases, moins clinquantes, mais qui lui permettent au moins de diversifier ses armes.

" Lors du dernier rassemblement avec l'équipe nationale, je lui ai envoyé une photo de la salle où on a l'habitude de prendre les repas avec ce message : "Reviens !" Ce n'est pas une demande relou genre : "Allez, s'il te plaît, tu dois absolument nous aider." Je demandais ça en tant qu'ami, en tant qu'international. " Comme l'a expliqué Jimmy Durmaz dans les colonnes de L'Équipe, le vide est immense en Suède depuis la retraite internationale de Zlatan Ibrahimović à l'issue de l'Euro raté en France. Après quinze années passées en sélection, le Z laisse un trou béant derrière lui. Pendant sa période internationale, le meilleur buteur de l'histoire de la Suède (62 buts) a inscrit près d'un tiers des buts de son équipe. Et ceux qui sont censés prendre la relève sur le front de l'attaque – Ola Toivonen, John Guidetti, Marcus Berg, Emir Kujović, Christoffer Nyman – n'ont marqué que 22 buts sous le maillot jaune et bleu en cumulé, avec à peu près autant de sélections que Zlatan à eux cinq (113 pour les cinq, 116 pour Ibra). Pourtant, que Jimmy Durmaz se rassure : peu importent les chiffres, la retraite d'Ibrahimović ne peut qu'être bénéfique à la Suède.

De la place pour les autres


Pendant l'Euro 2016, les trois matchs de la Suède illustrent parfaitement les qualités et les défauts de l'équipe. Un bloc défensif solide et solidaire, contre lequel les Belges et les Italiens butent pendant plus de 80 minutes, mais un criant manque de créativité offensive. Pendant toute la compétition, comme lors des dix dernières années, les Suédois ne comptent que sur leur star, Zlatan Ibrahimović, pour faire la différence en attaque. " On savait qu'il fallait être costaud défensivement et qu'il suffisait d'une occasion à Zlatan pour marquer ", concède Jimmy Durmaz, toujours à L'Équipe. Sauf que quand le géant n'est pas dans un bon jour, comme ça a souvent été le cas dans ce championnat d'Europe, ou que l'équipe adverse est suffisamment intelligente pour bloquer toutes les lignes de passes en sa direction, les Suédois pataugent dans la semoule.

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant