Pourquoi la mort d'Abdel Rahmane al-Qadouli est "un vrai choc" pour Daech

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Une frappe à Raqqa, fief de Daech en Syrie, le 25 novembre.
Une frappe à Raqqa, fief de Daech en Syrie, le 25 novembre.

Alors que ses sbires sèment la panique et la mort dans les rues des villes européennes, à Mossoul en Irak comme à Palmyre en Syrie, Daech subit de sévères défaites. Nouveau coup sérieux porté à l'organisation djihadiste : la mort, annoncée vendredi, de son numéro deux, Abdel Rahmane al-Qadouli. Selon le secrétaire à la Défense Ashton Carter, il s'agit d'« un des principaux responsables » de l'EI, « agissant comme leur ministre des Finances », et il est « responsable de plusieurs complots extérieurs ». Aucun lien n'a toutefois été établi avec les attaques de Bruxelles perpétrées mardi.

Le pedigree d'Abdel Rahmane al-Qadouli en fait, en effet, une prise importante. Sa tête était mise à prix par les Américains pour sept millions de dollars, juste derrière al-Baghdadi, qui en « vaut » 10.

Évadé

Selon Haaretz, l'homme est né en 1957 ou en 1959 et avait pour nom de guerre Haji Imam. Il a fait ses armes en Afghanistan dans les années 1990. Après l'invasion américaine en Irak, il prend du galon en rejoignant l'entourage proche d'Abou Moussab al-Zarqaoui, responsable d'Al-Qaïda dans ce pays et abattu en 2006. Arrêté par les forces américaines, al-Qadouli est parvenu à s'échapper en 2012, selon le Time. Il arrive alors en Syrie et rejoint l'État islamique. « En 2014, il est devenu le numéro deux effectif de l'EI, après la mort d'Haji Bakr (un ancien officier de...

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