Pourquoi la Ligue 1 séduit les investisseurs étrangers

le , mis à jour à 09:35
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Pourquoi la Ligue 1 séduit les investisseurs étrangers
Pourquoi la Ligue 1 séduit les investisseurs étrangers

Le football français n'a jamais attiré autant d'investisseurs étrangers. Après Nice en juin (détenu à 80 % par un consortium sino-américain) et l'Olympique lyonnais en août (dont 20 % ont été rachetés par un fonds d'investissement chinois), c'est au tour de Marseille de passer sous pavillon américain.

 

Une liste à laquelle il faut ajouter évidemment le PSG et Monaco, mais aussi trois clubs de Ligue 2 (Lens, Sochaux, Le Havre). Deux autres formations, Auxerre et Troyes, sont également en négociation avec des entreprises étrangères. « Cela fait longtemps que le football européen attire les investisseurs américains, chinois, ou autres, explique Bernard Caïazzo, président du syndicat des clubs professionnels Première Ligue. Or, comme ils ont déjà investi massivement en Angleterre ou encore en Italie, il ne reste plus que la France, même si nos recettes sont bien plus faibles et nos charges plus lourdes. »

 

Les grandes fortunes françaises ne s'y risquent plus

 

Le ticket d'entrée y est également moins cher. « Tous les clubs hexagonaux ou presque sont en vente ou du moins à la recherche de partenaires, souligne Christophe Lepetit, économiste au Centre de droit et d'économie du sport de Limoges. C'est le cas par exemple de Bordeaux ou de Lille. Or, aucune entreprise du CAC 40 ne veut investir dans le foot hexagonal. »

 

Car les grandes fortunes françaises ont déjà investi dans le passé et s'y sont brûlé les doigts. « Et elles n'ont rien eu en échange, affirme Bernard Caïazzo. Il faut être un passionné car il n'y a que des coups à prendre et pas vraiment d'argent à gagner. »

 

Les repreneurs étrangers, eux, ne cherchent pas tellement la rentabilité à court terme. « Le Qatar ou la Chine investissent dans une logique de diplomatie sportive pour se construire une image. D'autres pays viennent pour bénéficier du savoir-faire en matière de formation, précise Christophe ...

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