Pourquoi la Corée craint la crise de l'euro

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Comme la Chine et le Japon, la Corée du Sud craint de voir son commerce avec l'Europe, son deuxième partenaire après Pékin, chuter l'an prochain. Elle redoute aussi une baisse des investissements directs.

Hank Ahn ne mâche pas ses mots. «Pendant la crise asiatique de 1998, jamais au grand jamais on n'aurait vu le peuple s'élever contre les mesures d'austérité du gouvernement», regrette le commissaire aux Investissements étrangers de Corée du Sud. S'il ne la nomme pas, il désigne la Grèce, qui, selon l'un de ses proches conseillers «ne fait pas assez d'efforts».

Un sentiment largement partagé par d'autres pays d'Asie qui, à l'instar de la Chine et du Japon, s'inquiètent ouvertement de la crise de la zone euro. «Aucun pays n'est à l'abri, qu'il soit développé ou émergent, quelle que soit sa distance de l'Europe», a d'ailleurs estimé la directrice générale du FMI, Chris­tine Lagarde, lors de son passage au Japon en fin de semaine dernière. Pour la Corée du Sud, le danger est plus grand que pour ses voisins. L'économie du pays est tout entière suspendue à ses échanges extérieurs, qui ont représenté 88% de son produit intérieur brut (PIB) l'an dernier. Et

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