Pourquoi l'UMP ne se laissera pas endormir par Valls

le
0
Manuel Valls et Jean-François Copé, ici en 2011.
Manuel Valls et Jean-François Copé, ici en 2011.

"Manuel Valls à Matignon, c'est peut-être un bon choix, c'est peut-être le premier acte de courage de François Hollande." Cette déclaration dithyrambique est signée Jean-Pierre Raffarin, sénateur UMP de la Vienne. Et ce dernier de poursuivre : "Quitte à avoir quelqu'un de gauche à Matignon, mieux vaut le prendre à la droite de la gauche." Voilà qui a dû satisfaire le chef de l'État François Hollande, car s'il a nommé Manuel Valls Premier ministre, c'est aussi pour tenter de neutraliser le principal parti d'opposition. "Sarko de gauche"Que Manuel Valls soit plus populaire à droite qu'à gauche, ce n'est pas une nouveauté. Nous sommes en juin 2007, au palais de l'Élysée. Le nouveau président de la République Nicolas Sarkozy reçoit Manuel Valls dans son bureau : "À ton âge, j'étais déjà ministre. Tu te rends compte que tu es dans l'opposition pour dix ans ? Viens travailler avec moi. Sinon, quand tu arriveras au pouvoir, tu auras 55 ans..." Mais le député-maire PS d'Évry lui oppose une fin de non-recevoir : non, il ne participera pas à l'ouverture, il n'est ni Éric Besson ni Jean-Marie Bockel. Voilà comment a pris corps la légende de Valls, l'homme de gauche soi-disant compatible avec la droite. Il faut dire que l'intérêt que porte Nicolas Sarkozy à ce Catalan naturalisé français à l'âge de 20 ans s'explique aussi par quelques déclarations-chocs. En 2002, Manuel Valls s'était emparé de l'affaire du Franprix halal en...

Lire la suite sur Le Point.fr

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant