Pourquoi l'Occident s'immisce dans les affaires de l'Ukraine

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La chef de la diplomatie européenne, Catherine Ashton, aux côtés de l'opposant Arseniy Yatsenyuk (à gauche), arrive sur la place de l'Indépendance de Kiev, mardi 10 décembre.
La chef de la diplomatie européenne, Catherine Ashton, aux côtés de l'opposant Arseniy Yatsenyuk (à gauche), arrive sur la place de l'Indépendance de Kiev, mardi 10 décembre.

Le symbole est fort. Une citoyenne américaine était présente ce mercredi parmi les opposants de la place de l'Indépendance à Kiev. Et pas des moindres, puisqu'il s'agissait de la secrétaire d'État adjointe, Victoria Nuland. Elle est arrivée mercredi en Ukraine pour s'entretenir avec le président Viktor Ianoukovitch, dont les manifestants réclament la démission après qu'il s'est opposé à un accord d'association de son pays avec l'Union européenne. "Je lui ai dit clairement que ce qui s'était passé la nuit dernière était absolument inadmissible dans un État démocratique", a déclaré la responsable américaine en réaction à la tentative des forces de l'ordre de déloger les manifestants du centre de la capitale dans la nuit de mardi à mercredi. "Nous croyons que l'Ukraine a toujours une possibilité de sauver son avenir européen", a-t-elle souligné.

Quelques heures auparavant, son ministre de tutelle, John Kerry, avait exprimé son "dégoût" suite à l'incident. Des propos d'une rare intensité de la part de la diplomatie américaine, qui alimentent volontiers les accusations du président Ianoukovitch selon lesquelles l'opposition est téléguidée de l'étranger. "Les mots choisis reflètent la déception des États-Unis vis-à-vis d'un pays qu'ils pensaient avoir contribué à stabiliser en 2004", estime Martin Michelot, chercheur au German Marshall Fund of The United States à Paris.

Les Américains et la révolution...

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  • LeRaleur le jeudi 12 déc 2013 à 14:57

    Uniquement pour e*m*m*e*r*d*e*r Poutine.