Pourquoi l'Autriche pourrait basculer à l'extrême droite

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À Vienne vendredi 20 mai lors du dernier meeting de campagne de Norbert Hofer, le candidat du FPÖ, l'extrême droite autrichienne.
À Vienne vendredi 20 mai lors du dernier meeting de campagne de Norbert Hofer, le candidat du FPÖ, l'extrême droite autrichienne.

Non loin de Vienne, Simmering est une sorte de quartier-témoin du grand basculement autrichien. Une périphérie sans grand charme, mais proprette, aux antipodes de ces zones de non-droit qu'on trouve aux abords d'autres capitales européennes. Et surtout une de ces places fortes socialistes qui ont fait la réputation de « Vienne la rouge ».

Or, Simmering, plus encore que le reste du pays, est en train de virer au bleu. C'est une tradition en Autriche comme en Allemagne : à chaque parti, sa couleur. Les Verts, comme leur nom l'indique, le Parti socialiste (SPÖ) est rouge, le Parti conservateur (ÖVP) noir et l'extrême droite (FPÖ) bleue.

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Le revirement est spectaculaire et révélateur d'un phénomène de vases communicants d'une ampleur inédite. Au premier tour de l'élection présidentielle, le 24 avril, le candidat de la droite radicale, Norbert Hofer, a obtenu à Simmering plus de 41 % des suffrages, un score nettement supérieur à la moyenne nationale. En d'autres termes, celui qui pourrait être ce soir le nouveau chef de l'État autrichien devrait son succès, non à un transfert massif d'électeurs conservateurs, mais à un habile détournement d'électeurs de gauche.

Dans ce quartier populaire où se côtoient différentes communautés immigrées, le taux de chômage est de 13 %, soit plus du...

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  • delapor4 il y a 7 mois

    Tout ce qui n'est pas d'extrême droite est tordu et nauséabond, à commencer par les régimes qui se sont succédés en France jusqu'au pourrissement actuel. Le salut viendra de l'extrême droite que ça plaise ou non.