Pourquoi l'accord sur le nucléaire iranien affole Israël

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Le Premier ministre israélien, Benyamin Netanyahou, lors du conseil des ministres qui a suivi l'accord historique sur le nucléaire iranien, le dimanche 24 novembre.
Le Premier ministre israélien, Benyamin Netanyahou, lors du conseil des ministres qui a suivi l'accord historique sur le nucléaire iranien, le dimanche 24 novembre.

Le monde entier a salué "l'accord historique" sur le nucléaire iranien arraché dimanche entre les grandes puissances et la République islamique. À une exception près. À peine le texte intérimaire (l'accord final doit être conclu d'ici un an) a-t-il été signé que Benyamin Netanyahou a fustigé une "erreur historique". "Aujourd'hui, le monde est devenu beaucoup plus dangereux parce que le régime le plus dangereux du monde a réalisé une étape importante vers l'obtention de l'arme la plus dangereuse au monde", a déclaré le Premier ministre israélien en conseil des ministres. Pour Netanyahou, qui s'était lancé dans une campagne tous azimuts visant à durcir la position de la communauté internationale, le texte "offre exactement ce que l'Iran voulait : la levée significative des sanctions et le maintien d'une partie significative de son programme nucléaire".Une vision pourtant bien au-delà de la réalité. Comme l'a rappelé mardi le chef de la diplomatie française, Laurent Fabius, seules 5 % des sanctions qui touchent la République islamique vont être levées, et les plus dures - les mesures touchant le pétrole et les banques iraniennes - restent en place. L'enrichissement de l'uranium à 20 % - capacité se rapprochant de l'utilisation militaire à 90 % - est suspendu et le stock réduit, et les sites sensibles d'enrichissement de Natanz et de Fordow sont placés sous la supervision "poussée et quotidienne" des inspecteurs de l'Agence...

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