Pourquoi Jordan Ayew est meilleur qu'Alexis Sánchez

le
0

L'un porte des shorts toujours trop petits, l'autre se croit en NBA. Beaucoup d'autres choses séparent Jordan Ayew d'Alexis Sánchez, l'enfance notamment. Et paradoxalement, l'attaquant de Lorient a beaucoup plus de mérite.

Jordan Ayew n'est pas seulement le fils d'Abedi Pelé. Il est aussi le petit frère d'André Ayew (et le demi-frère d'Abdul Rahim, si on veut être complet). Autant dire un mec destiné à se trouver au centre d'un stade plein une fois le week-end venu. Son enfance, Jordan l'a passée au Ghana, dans le domaine familial. Non, il ne manquait de rien. Dans le grand jardin de la propriété, il pouvait d'ailleurs commencer à se familiariser avec le cuir, à grands coups de tacles sans pitié sur le grand frère. Adolescent, Jordan n'a pas eu trop le temps de se poser des questions : son parrain était président d'un club de foot où son père avait gagné deux, trois trophées. Il y a donc signé pro sans trop de soucis. Derrière, première entrée en Ligue 1, premier but, et la saison suivante, une victoire face à Nice avec quatre pions plantés par la fratrie Ayew. Ce qui fait dire à Patrick Bosso, comique marseillais sans stress grâce à Point S, que "le recrutement est fait : il faut mettre la mère en couveuse et patienter jusqu'au prochain mercato".
Pas né sous la même étoile
En revanche, faire d'un nouveau-né un footballeur pro, ça n'a rien d'une évidence pour la maman d'Alexis Sánchez. Le Chilien vient d'une région très pauvre, dans le désert, et il a vite dû faire sans son père, mineur. N'ayant pas assez d'argent pour aller à l'école, "Alex'kid" cherche à se faire de l'argent dans la rue. Peu importe comment. S'essayer aux sauts périlleux ou s'improviser boxeur face à d'autres mômes dans le quartier, tous les moyens sont bons. Le foot, il ne l'apprend pas sur une pelouse taillée au millimètre, mais sur la route, et sans chaussures, au moins au début. C'est le maire de son village qui lui en offre une paire pour le voir briller dans son équipe, et lorsque l'actuel attaquant d'Arsenal a compris qu'il pouvait s'en sortir par le foot, il a vite exploité le filon. Repéré par les antennes chiliennes de l'Udinese, il se perfectionne en AmSud avant de débarquer dans le Calcio en 2008. En trois saisons, il met sa rage au service du collectif et devient le joueur le plus convoité d'Europe. Il choisit d'aller dans la plus grande équipe du moment, le FC Barcelone de Guardiola, qui en est à sa deuxième Ligue des champions en trois ans. Après trois saisons en Catalogne, il signe cet été à Arsenal, séduit par le projet de jeu de Wenger, et aussi par le salaire, évidemment. Une destination où il…


Lire la suite de l'article sur SoFoot.com

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant