Pourquoi est-ce l'Euro de la glisse ?

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Pourquoi est-ce l'Euro de la glisse ?
Pourquoi est-ce l'Euro de la glisse ?

On ne compte plus les glissades depuis le début de l'Euro et l'état des pelouses est souvent le premier argument avancé. Mais encore ? Des choix de l'UEFA aux choix des crampons, tentative d'éclairage. Tout en équilibre.

Mercredi 15 juin, 22h50, stade Vélodrome : Dimitri Payet assomme l'Albanie et marque, selon l'UEFA, le but le plus tardif de l'histoire de l'Euro, dans le temps additionnel du temps additionnel. Un record symbolique malgré deux glissades – ou grâce à, c'est selon – de Pogba sur l'ouverture et de Gignac sur son crochet. Sauf qu'une telle réussite est plutôt rare et que, jusqu'ici, les joueurs de l'Euro se distinguent plus par leurs numéros de patineurs artistiques ratés que par de longues glissades tout en contrôle pour célébrer un but au poteau de corner. Super Slav's man ne s'y est pas trompé, il a préféré lui mettre un bon kick aérien – dans cet âge de glace, il vaut mieux savoir voler. Et les Français ne sont pas les seuls à la jouer Candeloro. Russes, Allemands ou Italiens ont aussi eu maille à partir avec la gravité chère à Newton. Les jardiniers français sont décriés. Mais tout est-il vraiment pour leur pomme ?

"C'est comme mettre une tranche de jambon sur une motte de beurre"


Bertand Yot est responsable du stade de l'Aube à Troyes et il connaît plutôt bien son sujet : son herbe a terminé la saison à la 2e place du championnat de France des pelouses, derrière l'intouchable PSG de Jonathan Calderwood. Il dissèque en profondeur la question gazon : "A Lille, Marseille ou Nice, l'UEFA a imposé un remplacement de la pelouse. Mais le placage posé est différent du substrat de base. Il n'y a aucune liaison entre les deux, puisque leurs compositions sont différentes. Or le gazon est un feignant, il va plutôt rester dans sa zone de confort, dans le nouveau pavé, sans chercher à percer jusqu'au substrat d'en dessous. C'est comme... c'est comme mettre une tranche de jambon sur une motte de beurre, ça n'accroche pas, c'est tout !" C'est donc de là que viennent les glissades, d'un placage qui ne prend pas. "Il aurait fallu faire du cas par cas, voir d'où venait la pelouse à remplacer pour reprendre la même." Faire les choses bien, en somme.

Sauf que, pour Bertrand Yot, "les nouveaux pavés sont arrivés dans un état pitoyable. Il ne fallait pas aller chercher du gazon slovaque !" En effet, la société Richter Rasen, autrichienne et choisie par l'UEFA à la suite d'un appel d'offres, fait pousser son gazon en Slovaquie et le transporte en camion réfrigéré. Et la pelouse arrive abîmée. "En plus,…




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