Pourquoi Domenech a dit non à la Tunisie

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Pourquoi Domenech a dit non à la Tunisie
Pourquoi Domenech a dit non à la Tunisie

Raymond Domenech ne sera pas le sélectionneur de la Tunisie. Une semaine après avoir laissé planer le flou le plus total sur ses angles de réflexions, son éventuel intérêt ou pas pour le challenge proposé et l'avancement des discussions, l'ancien sélectionneur des Bleus a expliqué longuement lundi soir pourquoi il avait finalement décidé de dire non à la Fédération tunisienne. « J'étais effectivement en discussion avec la Tunisie, a reconnu Domenech dans le cadre de l'émission Tribune Foot sur Ma Chaîne Sport. C'était un projet intéressant, je pense que la Tunisie peut avoir une bonne équipe, ils ont un football qui est bien structuré. J'ai rencontré le président, qui avait envie que j'y aille. J'en avais aussi envie, on a discuté, et après mûre réflexion, j'ai pensé que ce n'était pas fait pour moi, que ce n'était pas le temps encore. J'ai préféré renoncer mais je souhaite à la Tunisie de trouver quelqu'un qui puisse s'investir dans les conditions prévues et que les Tunisiens se qualifient pour la CAN et fassent une bonne compétition au mois de janvier. C'était prévu pour ça : la qualification, la CAN et puis ensuite, les qualifications pour la prochaine Coupe du Monde. Mais j'ai préféré dire non à ce moment-là. »

Le fardeau de l'adjoint

Emballé par le projet, l'ancien joueur de l'OL avoue qu'il a été refroidi par certaines clauses du contrat posé sur la table. « Je reprendrai, mais en me donnant toutes les chances de réussir. Pas dans des conditions où on m'impose quelque chose. Déjà, je ne pouvais pas prendre d'adjoint. C'était obligatoirement quelqu'un qui était sur place. Cela ne veut pas dire qu'ils n'ont pas de compétences et de qualités. Mais quand on est à ce poste-là, on doit avoir autour de soir des gens qu'on connaît et en qui on a confiance. Même s'il y a des locaux. Mais il faut mélanger les deux. Donc je partais tout seul. Bon, j'ai l'habitude (rires). Mais c'est compliqué quand c'est à l'étranger, dans un pays qu'on ne connaît pas et avec beaucoup de joueurs qui jouent sur place. Quand les joueurs jouent en Europe, on les voit beaucoup plus. Là-bas, il faut être sur place, suivre le championnat en même temps pour aller voir les autres qui jouent en Europe. C'était trop compliqué pour moi. Ils ont une belle équipe et de bons joueurs, c'était intéressant à faire, mais j'ai renoncé. »

« Dur de refuser »

Le consultant vedette de l'émission présentée par Nicolas Vilas ne cache pas qu'il n'avait jamais été aussi tenté de reprendre du service depuis la fin de son aventure avec les Bleus. « Je dois avouer que c'est la proposition qui m'a fait le plus hésiter depuis que je ne suis plus le sélectionneur de l'équipe de France. Jusqu'à présent, je discutais, mais en sachant dès le départ que c'était pratiquement non. Et là, oui, j'ai hésité. Jusqu'au dernier moment. J'ai passé la dernière nuit avant de donner ma réponse car le président l'attendait. J'ai donné ma réponse mardi dernier. Lundi, je n'avais pas encore décidé de mon choix, car c'est dur de refuser ça. C'était un bon projet, un bon poste, mais je voulais le faire dans des conditions que je maîtrise et où j'ai une vision de ce qu'il se passe. Ce n'était pas tout à fait le cas. Je ne veux pas repartir pour repartir. Faire un petit tour dans une sélection, prendre un pays et voir. Non, je voulais vraiment faire quelque chose de bien. Mais je n'avais pas les conditions qui m'allaient. » 

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