Pourquoi Benfica s'est payé un lifting

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Pourquoi Benfica s'est payé un lifting
Pourquoi Benfica s'est payé un lifting

Souvent critiqué pour son utilisation famélique de joueurs du terroir, le Benfica a des allures de cours d'école désormais. Il serait pourtant bien optimiste d'y voir un quelconque retour à des valeurs patriotiques d'antan. Cette cure de jouvence est avant tout une nécessité pour le club lisboète.

Hormis le valeureux Tiago Mendes, et le génie alcoolique Manuel Fernandes, feu " Manélélé ", rares sont les cracks estampillés Benfica cette dernière quinzaine d'années. Négligé au profit d'un recrutement judicieux et fructueux à outrance, le Caixa Futebol Campus - appelé plus communément le Seixal - est pourtant un centre de formation de premier ordre. Le modèle de recrutement du FC Porto a fait des émules et même le Sporting, pourtant fournisseur officiel de stars de la Selecção, a tenté de s'y mettre sous la présidence de Godínho Lopes (et a frôlé la faillite). Benfica n'échappe pas à la règle et brasse les joueurs étrangers avec succès. Avec l'aide des TPO, le club lisboète n'hésite plus à investir sur des jeunes étrangers dans l'espoir de les valoriser. Façonnés par Jorge Jesus, Ángel Di María, Axel Witsel, Enzo Pérez et David Luiz rapportent des dizaines de millions chaque saison. Pendant ce temps-là, les jeunes Portugais, eux, se morfondent en équipe B et certains supporters éclairés pestent contre leur coach qu'ils jugent trop peu patriote dans ses choix de joueurs.

Jorge Jesus, cible facile ?


" Partir du Benfica fut un soulagement. Je savais qu'avec ce staff je n'aurais aucune chance. Jorge Jesus n'a pas cru en moi. J'ai eu un déclic en discutant avec lui. Je lui ai demandé une réponse sincère (sur sa situation, ndlr), et il m'a énuméré tous les joueurs, j'ai bien compris que je passais en dernier" lamentait Bernardo Silva à la chaîne SportTV l'an dernier. Illustration parfaite de la préférence étrangère du coach portugais, ce cas donne plus de poids aux détracteurs de Jorge Jesus. Et ce ne sont pas les quelques minutes de jeu accordées à Gonçalo Guedes qui les feront changer d'avis. Pourtant, depuis son passage au Sporting, Jorge Jesus n'a aucun problème à faire jouer des produits locaux. À qui la faute alors ? Luis Cristovão, commentateur pour Eurosport Portugal y voit en fait un simple problème de timing : " Benfica a été relégué au second plan dans les années 80, 90 et même au début du XXIe siècle par le Sporting en matière de formation, mais à partir du déménagement à Seixal, en 2005, le travail de repérage des jeunes talents a de nouveau produit des résultats. Il faut comprendre que c'est seulement maintenant que les éléments…


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