Pour vivre, il faut 1.490 euros par mois, selon les Français

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Les cadres et professions libérales évaluent le montant à 1.560 euros en moyenne, les ménages les moins riches évoquent, eux, 1.410 euros. PeJo/shutterstock.com
Les cadres et professions libérales évaluent le montant à 1.560 euros en moyenne, les ménages les moins riches évoquent, eux, 1.410 euros. PeJo/shutterstock.com

(AFP) - Les Français estiment qu'une personne seule a besoin au minimum de 1.490 euros par mois pour vivre, selon une enquête de la Direction de la recherche, des études, de l'évaluation et des statistiques (Drees) publiée mercredi.

A la question "selon vous, pour vivre, quel est le montant dont doit disposer au minimum un individu par mois?", les personnes interrogées par l'institut BVA répondent en moyenne 1.490 euros.

Ce montant augmente davantage que les prix: il est supérieur de 75 euros par rapport à 2008, inflation déduite. Il varie en fonction des revenus, les cadres et professions libérales citant 1.560 euros en moyenne, les ménages les moins riches évoquant 1.410 euros.

Les habitants de l'agglomération parisienne citent un revenu supérieur (1.620 euros), tandis que ceux des communes de moins de 20.000 habitants évoquent un montant inférieur (1.430 euros).

A titre de comparaison, selon l'Insee, le niveau de vie médian après impôts s'élevait en 2011 à 1.630 euros par mois, c'est-à-dire que la moitié des Français gagne moins, l'autre moitié gagne plus. La même année, 8,7 millions de personnes vivaient avec moins de 977 euros par mois (seuil de pauvreté).

Ce baromètre, publié chaque année, montre également que "les Français perçoivent de plus en plus la montée des inégalités sociales": ainsi, neuf sur dix estiment que les inégalités ont augmenté ces cinq dernières années (sept sur dix partageaient ce constat en 2000).

Si 42% des personnes consultées considèrent les inégalités de revenus comme les plus répandues, ce sont les inégalités d'accès aux soins qui arrivent en tête des plus inacceptables (22%), devant les revenus (19%) et le logement (16%).

Les Français sont plus critiques sur l'accès aux soins que sur leur qualité: huit sur dix sont satisfaits de la qualité des soins dispensés par les médecins et les dentistes, sept sur dix de celle des hôpitaux, six sur dix de celle des cliniques.

Mais six Français sur dix estiment que cette qualité dépend des revenus, ainsi que du lieu d'habitation. La satisfaction quant à l'accès aux soins des médecins et des dentistes a chuté de dix points entre 2007 et 2013 (82% à 68% pour les médecins, 81% à 70% pour les dentistes).

Concernant le niveau de vie des retraités, 58% des Français estiment qu'il est moins bon que celui du reste de la population. Par ailleurs, plus de six sur dix (62%) ne considèrent pas envisageable de vivre dans une maison de retraite (hausse de six points depuis 2004).

Enfin, huit personnes interrogées sur dix s'estiment en bonne santé, mais elles sont plus nombreuses à penser que l'état de santé de leurs compatriotes se dégrade (42% contre 38% qui pensent le contraire).

Face à ces constats, une large majorité (64%) juge normal que la France consacre un tiers du revenu national au financement de la protection sociale mais 60% pensent que les entreprises ne doivent cotiser "ni plus ni moins qu'actuellement", une évolution "notable" selon la Drees.

Cette enquête a été réalisée auprès d'un échantillon de 4.000 personnes représentatif de la population de France métropolitaine âgée de 18 ans et plus, interrogées en face-à-face par l'institut BVA du 14 octobre au 26 novembre 2013.

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  • sengenes le mercredi 5 fév 2014 à 12:12

    si on retire le loyer les charges et les impots il ne reste pas lourd faut pas faire de folie