Pour Villepin, la perte du triple A" sonne "le réveil politique"

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DOMINIQUE DE VILLEPIN JUGE QUE LA PERTE DU TRIPLE A DOIT SONNER "LE RÉVEIL POLITIQUE"
DOMINIQUE DE VILLEPIN JUGE QUE LA PERTE DU TRIPLE A DOIT SONNER "LE RÉVEIL POLITIQUE"

par Sophie Louet

PARIS (Reuters) - La dégradation de la note souveraine de la France, qui signe "l'échec" de Nicolas Sarkozy et inflige au pays "une humiliation", doit "sonner le réveil politique", a estimé lundi Dominique de Villepin, qui a lancé un appel à la majorité.

L'ancien Premier ministre, crédité au mieux de 2% des intentions de vote pour la présidentielle, a durci le trait contre le président, lors de la présentation de ses voeux à la presse, et critiqué "les formules creuses" de François Bayrou.

Avocat de l'union nationale dans une France "fragilisée", le fondateur de République solidaire a annoncé qu'il enverrait une lettre dans les prochains jours aux parlementaires et élus de la majorité, qui "n'a pas démérité" mais a été "dévoyée", pour "tracer un chemin de rassemblement".

"La perte du triple A de la France, (...) c'est le vrai début de la campagne", a déclaré Dominique de Villepin à son siège de campagne, dans le VIe arrondissement de Paris.

L'abaissement, vendredi, de la note française par l'agence Standard and Poor's (Voir ) "signifie clairement l'échec du quinquennat" - l'échec de "l'hyperprésidence", l'échec d'"un volontarisme de façade", l'échec d'"une vision".

"Ma conviction", a souligné Dominique de Villepin, "c'est que la dégradation doit sonner le réveil politique".

"Qui peut croire qu'il n'y aura pas un troisième plan de rigueur?", a lancé l'ancien Premier ministre, qui a mis en avant son expérience de Premier ministre - le "premier à agir sur la dette" - de 2005 à 2007, face à ses rivaux au Centre.

Dénonçant "l'indigence de ce qui est fait et de ce qui est dit" face au handicap de la dette publique, le candidat a prôné "un effort exceptionnel" jusqu'au retour à l'équilibre des finances publiques, qu'il fixe à un horizon de cinq ans.

"Cela sera dur, très dur. Il faudra de l'effort, de l'ordre, mais bien sûr davantage de justice", a prédit l'ancien chef du gouvernement de Jacques Chirac.

Le héraut du revenu citoyen à 850 euros - une mesure évaluée à 30 milliards d'euros qu'il n'a pas évoquée lundi - a prôné pour idée nouvelle le passage à 37 heures de travail hebdomadaire "en échange de la moitié des exonérations de charges liées aux 35 heures, c'est-à-dire 10 milliards par an".

"MONTRER PATTE BLANCHE"

Le retour aux 37 heures, que propose également Hervé Morin, le candidat du Nouveau Centre, serait temporaire pour Dominique de Villepin, jusqu'au retour à l'équilibre.

Il propose en outre "un pacte d'urgence pour les PME" qui se verraient accorder des prêts de longue durée et des baisses de charges ciblées.

Dominique de Villepin, qui se dit prêt à "conduire et organiser l'effort national", veut associer la majorité à son destin. La quête des 500 parrainages présidentiels "avance convenablement", assure son entourage.

Récusant la "guerre de tranchées" électorale, Dominique de Villepin, à l'instar de François Bayrou, a renouvelé son appel "au rassemblement de tous, au-delà des clivages"

"Nous devons redevenir nous-mêmes", a-t-il répété comme un slogan, alors qu'il s'exprimait devant son logo de campagne : "Villepin" en blanc sur fond bleu souligné d'un "2012" en rouge.

Le "V" de Villepin trace d'un trait abstrait l'envol d'un oiseau pour l'auteur du "Requin et la Mouette", qui prophétisait en 2004 la "parfaite alliance des contraires célébrées par les philosophes et les poètes", celle de la puissance et de la grâce, du requin et de la mouette...

Au jeu des alliances, Dominique de Villepin reste bien esseulé, comme en témoignait lundi sa petite équipe de campagne, composée notamment de trois anciens ministres (Brigitte Girardin, Nelly Olin, Azouz Begag) et deux députés (Jean-Pierre Grand, Marc Bernier). L'écrivain et scénariste Jean-Claude Carrière a accepté de "coordonner le projet" et l'éditeur Olivier Orban sera le conseiller en stratégie du candidat.

Plusieurs cadres de République solidaire ont annoncé lundi par communiqué leur décision de rejoindre le président du MoDem, François Bayrou, qui atteint le score de 15% dans les sondages.

Interrogé sur un possible rapprochement, Dominique de Villepin a opposé son expérience de gouvernant au candidat centriste. "Il faut montrer pâte blanche, il ne suffit pas d'avancer des propositions, des paroles en l'air".

Jean-Pierre Grand, néanmoins, n'exclut rien pour l'avenir. "On verra, la vie est longue".

Edité par Patrick Vignal

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  • M4841131 le lundi 16 jan 2012 à 17:52

    blablabla, charlot, 2% des intentions de vote, t'es encore trop haut

  • georg199 le lundi 16 jan 2012 à 17:23

    Il doit se trouve un peu idiot Mossieur de Vilcon.....la bourse tient malgré ses rodomontades !mais est-il capable de s'en rendre compte ? Mr la Haine dans sa tour autiste

  • baljo le lundi 16 jan 2012 à 17:04

    Oui c'est connu que ceux qui bossent chez Renault par exemple se frisent les moustaches toute la journée.

  • chatnour le lundi 16 jan 2012 à 16:40

    bienvenue au monde des bisounours et des angélistes ! Nous sommes arrivés ! La température au sol est de - 40° et il n'y a plus de chauffage ! Nous vous recommandons de ne pas fermer les yeux sinon vos cils risquent de rester collés avec ce froid. Faudrait peut-être vous réveiller, fini de rêver, on ne l'a fait que trop longtemps et on en voit le résultat. A présent, il va falloir bosser ...enfin, oserais-je dire !