Pour Valls, «les Français sont à cran vis-à-vis de l'impôt»

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VIDÉO - Le premier ministre n'a pas semblé très convaincu par la proposition de Jean-Marc Ayrault de remplacer l'impôt sur le revenu et la CSG par un impôt citoyen sur le revenu. Sur le dossier Renault, il refuse toute fusion avec Nissan.

• CSG: Valls pas convaincu par la proposition d'Ayrault

Il y a un mois, Michel Sapin avait trouvé l'idée «intéressante» mais «complexe». Ce dimanche, Manuel Valls a employé la même méthode pour commenter la proposition de son prédécesseur Jean-Marc Ayrault de remplacer l'impôt sur le revenu et la CSG par un impôt citoyen sur le revenu. «C'est une belle idée, mais je ne suis pas sûr que les Français lient automatiquement l'impôt et la citoyenneté», a-t-il déclaré sur i-Télé et Europe 1. Refuser, mais sans froisser. C'est pourquoi l'amendement sera «examiné de la manière la plus précise possible» dans le débat sur le budget 2016 à partir de jeudi à l'Assemblée nationale.

Sans le dire, le chef du gouvernement a donc fermé la porte à cette réforme que François Hollande avait lui aussi enterrée en 2014. Et appelle donc les parlementaires à en faire de même la semaine prochaine. «Je souhaite que la gauche s'identifie pleinement à la maîtrise de la fiscalité et à la baisse de l'impôt» a-t-il ajouté, reconnaissant que «les Français depuis plusieurs années sont à cran vis-à-vis de l'impôt».

Sauf qu'il s'agit également, à un an et demi de l'élection présidentielle de 2017, de ménager le camp de la gauche. Et si l'on en croit Le Journal du Dimanche, cette mesure serait largement soutenue au sein de la gauche. «Cet amendement correspond au souhait d'une majorité du groupe de poursuivre le chantier des réformes et de donner des signaux à la gauche sans compliquer la tâche de l'exécutif», affirme Jean-Marc Ayrault. C'est pourquoi le président de la République lui-même se serait finalement laissé convaincre de lancer une réforme fiscale. Les services de Bercy seraient en train de plancher sur l'idée de l'ancien premier ministre qui sera reçu prochainement par Manuel Valls. «Les Français demandent plus que jamais de la clarté en matière fiscale et ils ont raison», conclut-on dans l'entourage de l'actuel chef du gouvernement.

• Renault/ Nissan: Valls refuse toute fusion

Autre sujet où le flou semble régner au sein du gouvernement: Renault. Al'issue d'une semaine sous haute tension entre l'État et Renault, le premier ministre a rejeté la possibilité que le constructeur automobile, dont l'État est actionnaire à 19,7%, fusionne avec Nissan. «Nous ne souhaitons pas une fusion, a-t-il déclaré ce matin lors du Grand Rendez-Vous Europe 1-i-Télé-Le Monde. Nous voulons que l'Alliance perdure, qu'elle soit toujours aussi conquérante telle qu'elle l'est. Il n'y a aucune agitation. L'État joue pleinement son rôle d'actionnaire. Nous faisons confiance aux managers de Nissan et de Renault».

Une position qui contraste clairement avec celle... d'Emmanuel Macron, qui aurait en effet demandé à Renault de mettre à l'étude l'hypothèse d'une fusion, jugée irréalisable par les deux groupes. Ce qui n'a pas empêché Manuel Valls lorsqu'il s'est agi de parler de son ministre de lui adresser un vibrant: «Continue Emmanuel et réformons ensemble!», réfutant toute «rivalité» entre lui et le locataire de Bercy.

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