Pour Sarkozy l'anti-sarkozysme est une construction médiatique

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SARKOZY CONSIDÈRE L'ANTI-SARKOZYSME COMME UNE CONSTRUCTION MÉDIATIQUE
SARKOZY CONSIDÈRE L'ANTI-SARKOZYSME COMME UNE CONSTRUCTION MÉDIATIQUE

PARIS (Reuters) - A dix jours du premier tour de l'élection présidentielle, Nicolas Sarkozy estime dans une longue interview publiée jeudi par le Parisien que "l'anti-sarkozysme", qui pourrait peser lourd dans les urnes, n'est qu'une "construction médiatique".

Interrogé par des lecteurs du quotidien, le chef de l'Etat, candidat à un second mandat, se défend d'avoir créé des tensions dans la société française, comme l'en accusent ses détracteurs.

"L'anti-sarkozysme primaire, c'est une construction médiatique. Je n'ai pas tout réussi mais je me suis battu de la première minute de mon quinquennat jusqu'à la dernière (...) pour que la France tienne debout", déclare-t-il.

Les sondages donnent Nicolas Sarkozy en tête des intentions de vote au premier tour, devant son rival socialiste François Hollande, qui est cependant toujours crédité d'une victoire confortable au second.

Les deux hommes organisent dimanche à Paris, le premier place de la Concorde, le second au pied du château de Vincennes, des meetings géants en plein air, qui leur permettront de mesurer l'état de leurs forces à une semaine du premier tour.

"M. Hollande ne crée pas de tension, ça c'est sûr. Il ne dit rien", ironise le président : "'J'attends, voilà, Sarkozy est mauvais'. C'est tout. Ça ne suffit pas à faire un programme !"

Il se montre en revanche de nouveau élogieux pour le candidat du Front de Gauche, Jean-Luc Mélenchon, à la lutte avec la candidate du Front national, Marine Le Pen, pour la troisième place sur le podium du 22 avril.

"Je ne partage aucune de ses idées. Mais, dans son appréhension des choses humaines, je dois dire que je ne lui reproche rien", dit-il. "Il n'a pas eu peur de reconnaître qu'il aimait le travail d'artiste de Carla (NDLR : l'épouse du chef de l'Etat). Ça s'appelle de l'humanité."

Il n'en admet pas moins que son insistance à complimenter Jean-Luc Mélenchon, dont la percée pèse sur la campagne de François Hollande, relève de la tactique politique.

PAS AU COURANT DE L'AFFAIRE DU CARLTON

"Moi, de la tactique politique ?" répond-il au lecteur qui l'interroge à ce sujet. "Bien sûr, c'est évident. Mais vous ne me reprocheriez pas de vouloir gagner, quand même ?"

Il assure en revanche ne "pas du tout" avoir été au courant de l'affaire du Carlton de Lille, dans laquelle l'ex-directeur général du FMI Dominique Strauss-Kahn, un temps pressenti pour porter la bannière du PS à la présidentielle avant sa mise en cause dans une affaire de crime sexuel à New York en mai 2011, a été mis en examen pour proxénétisme aggravé.

"Je vous donne ma parole d'honneur. Je n'étais pas au courant", dit Nicolas Sarkozy. "Je ne suis pas intime de M. Strauss-Kahn. On savait qu'il y avait des imprudences. Il y avait eu un problème avec (une) collaboratrice au FMI, il y avait aussi la journaliste Tristane Banon. Ça dépasse l'entendement. C'est un désastre à tout point de vue."

Nicolas Sarkozy affiche pour sa part la transparence dans sa vie privée et dit avoir été "en rupture" avec ses prédécesseurs à l'Elysée sur ce chapitre : "J'ai divorcé, je me suis marié, j'aurais pu dissimuler, jouer la comédie. Certains ont eu des doubles vies, c'était mieux ?" dit-il. "Ce qui était possible il y a trente ans ne l'est plus."

Il affirme néanmoins avoir "du tempérament" - "Dans la période qu'on vit, avoir du tempérament, de l'énergie, de la force, c'est un atout. La dissimulation, le mensonge, l'hypocrisie, c'était le siècle d'avant."

Nicolas Sarkozy exprime enfin des réserves sur la proposition du candidat du MoDem, François Bayrou, d'un financement public intégral des campagnes présidentielles pour éviter tout soupçon de financement occulte.

"Aujourd'hui, la moitié du financement est publique, l'autre est assurée par les militants. Moi, cet équilibre me semble honnête", dit-il. "Je ne pense pas qu'on doive (...) demander (aux contribuables) sur (leurs) impôts de financer la totalité de la campagne de Marine Le Pen ou celle de Jean-Luc Mélenchon."

Emmanuel Jarry, édité par Jean-Philippe Lefief

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  • fquiroga le jeudi 12 avr 2012 à 09:49

    Le pauvre mal aimé, il n'a pourtant rien fait pour......

  • otua le jeudi 12 avr 2012 à 09:23

    Cécilia pour le bling-bling, la presse pour l'antisarko, c'est grave docteur, vite un psy

  • otua le jeudi 12 avr 2012 à 09:20

    il s'accroche, il va falloir l'intervention du RAID

  • otua le jeudi 12 avr 2012 à 09:18

    paroles, paroles,... : dixit "LE PARRAIN"il confirme l'adage : ce ne sont pas ceux qui parlent le plus, qui agissent le plus.

  • 90342016 le jeudi 12 avr 2012 à 09:08

    le roi des menteur tire toi pauvre c o n

  • migemont le jeudi 12 avr 2012 à 08:43

    il peut rever.mais je ne peux plus le supporter et pourtant j'ai voté pour lui mais il m'a profondemment déçu car ses paroles ne sont pas à la hauteur de ses actes.des formules à l'emporte pièce et résultat 500 milliards de dette supplementaires,un gachi au niveau de l'emploi,la france en perte de vitesse.il n'a pas regle le probleme de l'immigration et vers la fin de son mandat il s'agite comme toujours dans tous les sens.il faut à la france une ligne politique claire

  • dan.mazo le jeudi 12 avr 2012 à 08:24

    sarko sait qu'il a perdu avec toutes les conséquences juridiques que cela implique, alors il s'énerve!

  • papymujo le jeudi 12 avr 2012 à 08:24

    Il ne se regarde plus dans la glace le matin!

  • M4189758 le jeudi 12 avr 2012 à 07:58

    JPi - Evolution de la dette française : en 1980 elle vaut : 100 Mrds - en 1995 elle vaut : 700 Mrds - en 2005 elle vaut : 1150 Mrds - en 2010 elle vaut : 1600 Mrds. En 2011 elle vaut plus de 1.700 Mrds. Et nous nous ne vallons plus grand chose. C’est l’augmentation du surendettement France qui est forte, pas la France.

  • M4189758 le jeudi 12 avr 2012 à 07:57

    JPi - Comme si l'augmentation du surendettement de la France était médiatique ? Non, non! La dette a bien augmenté de 90 Mrds par an depuis 5 ans et les médias n'osent trop en parler et encore, hors micro.