Pour sa survie, le parti de Ben Ali opère sa mue

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Si Ben Ali est parti, l'appareil qui le soutenait est toujours en place, omnipotent, et tenté de confisquer la révolution.

Une «rupture totale avec le passé», comme vient de le promettrele président intérimaire Fouad Mebazaa, est-elle vraiment possible en Tunisie ? À bien des égards, la fulgurance de cette «révolution de jasmin» rappelle ce qui s'est passé dans l'ex-Europe communiste en 1989 et plus particulièrement en Roumanie. Le régime de Zine el-Abidine Ben Ali s'est effondré comme un château de cartes. Sa chute était prévisible tant il était sclérosé. Mais nul n'aurait imaginé qu'un mois de manifestations aurait suffi pour en venir à bout.

À l'instar de Ceausescu, après vingt-trois ans de pouvoir absolu, Ben Ali laisse derrière lui un champ de ruines politique. L'opposition laïque est aussi faible que divisée. Une bonne partie de ses leaders a passé de longues années en exil. Les islamistes modérés du parti Ennahda (Renaissance), laminés au lendemain des législatives de 1989, peinent pour le moment à relever la tête. Diabolisé par ceux qui l'adoraient, Ben Ali a ü/p>...

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