« Pour Rivette, les films étaient constitués comme des complots »

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Jacques Rivette le 13 novembre 1984 à Paris.
Jacques Rivette le 13 novembre 1984 à Paris.

De Pascal Bonitzer à Bulle Ogier, d’André Téchiné à Marcel Bozonnet, une douzaine de compagnons de route évoquent le cinéaste disparu vendredi, à 87 ans.

Ses films sont célébrés aux quatre coins du monde, de Hollywood à Tokyo, comme en témoignent les invités (Alex Ross Perry, Mark Goldblatt, Nobuhiro Suwa…) du grand format que nous consacrions en novembre à son chef-d’œuvre, Out 1 (1971). Mais c’est d’abord l’histoire du cinéma français que Jacques Rivette a fait bifurquer, à travers ses engagements critiques, son goût du mystère, du jeu, de l’expérimentation. Pour Le Monde, une douzaine de compagnons de route – collaborateurs ou simples admirateurs – évoquent le parcours du cinéaste, disparu le 29 janvier, à 87 ans.

Pascal Bonitzer : « On écrivait sur le fil, sans filet » Critique, cinéaste et scénariste, Pascal Bonitzer a coécrit tous les films de Jacques Rivette de L’Amour par terre (1984) à 36 Vues du pic Saint-Loup (2009).

« J’ai fait sa connaissance aux Cahiers du cinéma, en 1969, il y était assez présent, dans une position de maître à penser ludique. Il s’est éloigné de la revue au moment de son tournant idéologique, qui a correspondu à son retour à la réalisation.

Sa productrice Martine Marignac nous a mis en contact pour ce projet particulier qui est devenu L’Amour par terre. Il voulait faire un film avec Jean-Pierre Kalfon, Jane Birkin et Geraldine Chaplin autour du théâtre d’appartement. Il se trouvait que j’avais vu un spectacle de Brigitte Jaques-Wajeman mis en scène dans ces conditions. Cette coïncidence lui a plu, il a décidé qu’on pouvait travailler ensemble. J’étais un peu réticent. Sa méthode, qui éta...

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