Pour «retrouver sa liberté de parole», Sarkozy quitte le Conseil constitutionnel

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Pour «retrouver sa liberté de parole», Sarkozy quitte le Conseil constitutionnel
Pour «retrouver sa liberté de parole», Sarkozy quitte le Conseil constitutionnel

Branle-bas de combat à droite. Après le rejet de ses comptes de campagne à la présidentielle 2012, Nicolas Sarkozy a annoncé ce jeudi qu'il démissionnait «immédiatement» du Conseil constitutionnel, dont il est membre de droit.

Dans un message à l'AFP, il explique qu'«après la décision du Conseil constitutionnel et devant la gravité de la situation et les conséquences qui en résultent pour l'opposition et pour la démocratie», il «démissionn[ait] immédiatement afin de retrouver sa liberté de parole». Preuve de la crispation au sein de l'ancienne majorité, le député UMP Henri Guaino a dénoncé ce jeudi soir sur BFMTV un «climat de chasse au Sarkozy», où «tout le monde s'acharne» contre l'ancien président.

Nicolas Sarkozy va-t-il essayer de s'expliquer et défendre son parti politique qui se trouve affaibli par la décision du Conseil constitutionnel ? Celle-ci prive l'ex-candidat UMP du remboursement par l'État de quelque dix millions d'euros (10,6 millions d'euros)... Entre les défaites aux sénatoriales de 2011 et les défaites aux législatives, la dotations publiques de l'UMP ont baissé. De 30 millions elles sont maintenant d'un peu plus de 20 millions. Autant dire que l'invalidation des comptes de campagne du candidat Sarkozy est un coup dûr. François Fillon a demandé au parti de prendre les frais à sa charge, Jean-François Copé a lui annoncé le lancement «dès lundi d'une grande souscription nationale».

Concernant la place de Nicolas Sarkozy au Conseil constitutionnel, Thomas Thévenoud, le député PS de Saône-et-Loire, s'est lui félicité de cette annonce. Pour lui, «la présence des anciens présidents de la République au Conseil constitutionnel est une anomalie». Jean-Marie Le Guen, député PS de Paris, y a lui vu une «colère un peu infantile», que l'ex-chef de l'Etat aurait dû «maîtriser».

Impossible de démissionner ?

Mais Jean-Jacques Urvoas, le président de la ...

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