Pour rester au sein de l'UE, les Britanniques devront voter "oui"

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par Kylie MacLellan et William James LONDRES, 28 mai (Reuters) - Les Britanniques seront invités à voter "oui" s'ils souhaitent rester au sein de l'Union européenne lors du référendum censé être organisé d'ici fin 2017, ce qui devrait permettre aux partisans du maintien au sein de l'UE de mener une campagne à la tonalité positive. Le gouvernement britannique a dévoilé jeudi les termes de la question qui sera soumise aux électeurs lors de cette consultation: "Le Royaume-Uni doit-il rester membre de l'Union européenne?" Cette annonce intervient alors que le gouvernement prépare une loi garantissant la tenue d'un référendum d'ici fin 2017. Elle coïncide aussi avec le début d'une tournée de deux jours de David Cameron dans diverses capitales européennes, dont Paris ce jeudi, au cours de laquelle le Premier ministre britannique s'efforcera de convaincre les autres dirigeants européens d'appuyer sa volonté de changement dans le fonctionnement de l'UE. Il s'est engagé auprès des Britanniques à renégocier avant ce référendum les liens entre leur pays et l'Union européenne afin de restituer aux autorités nationales certaines compétences transférées à Bruxelles. Le dirigeant conservateur, reconduit à la tête du gouvernement après son succès aux élections législatives début mai, se dit favorable à un maintien de la Grande-Bretagne au sein d'une UE réformée mais il affirme n'exclure aucune possibilité au cas où il n'obtiendrait pas les changements qu'il réclame à ses partenaires européens. Nigel Farage, chef de file du Parti pour l'indépendance du Royaume-Uni (Ukip), a dénoncé la formulation choisie pour le référendum. "Le fait que Cameron choisisse de donner au camp pro-UE le vote positif 'oui' indique fortement que ses négociations ne sont que du flanc", a réagi Nigel Farage dans un communiqué. "Il a d'ores et déjà décidé le sens de la réponse qu'il souhaite, sans que la moindre prérogative soit rapatriée." Une source au sein du cabinet de David Cameron a souligné la clarté de la question. "Ce sera aux électeurs de décider de rester ou de partir", a dit cette source. Pour le référendum sur l'indépendance de l'Ecosse en septembre, la campagne des partisans du maintien au sein du Royaume-Uni a été généralement perçue comme trop négative, notamment car la formulation de la question les amenait à appeler à voter "non", lequel a finalement été victorieux. David Cameron est attendu ce jeudi au Danemark pour un déjeuner de travail avec la Première ministre Helle Thorning-Schmidt avant des entretiens aux Pays-Bas avec Mark Rutte puis un entretien suivi d'un dîner de travail à l'Elysée avec François Hollande. Vendredi, il rencontrera la Première ministre polonaise Ewa Kopacz à Varsovie et Angela Merkel à Berlin. RENVOI La menace d'un "Brexit" inquiète Paris: ID:nL5N0XW51N Pour un POINT sur le sujet ID:nL5N0YI086 (Bertrand Boucey pour le service français)

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