Pour Philippot, Sarkozy est un "président laisser-faire"

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Le numéro 2 du Front national Florian Philippot , le 17 septembre 2016 à Fréjus ( AFP/Archives / Franck PENNANT )
Le numéro 2 du Front national Florian Philippot , le 17 septembre 2016 à Fréjus ( AFP/Archives / Franck PENNANT )

Le numéro 2 du Front national Florian Philippot doute que Nicolas Sarkozy mette en oeuvre ses promesses en matière de protectionnisme s'il est élu, parlant à son propos de "candidat protecteur" et "président +laisser-faire+".

Que pense M. Philippot des promesses de l'ancien président et de Jean-François Copé en matière de barrières douanières ? "Ce sont les candidats protecteurs et les présidents +laisser-faire+. Ou les ministres +laisser-faire+ quand ils sont au pouvoir", a répondu M. Philippot, interviewé sur RTL.

"Bien sûr qu'ils ne feront jamais le protectionnisme, ils ont toujours combattu le protectionnisme; et les traités européens qu'ils ont fait passer -qu'ils ont fait passer en force en France même contre le référendum de 2005- interdisent formellement le protectionnisme", a-t-il poursuivi.

Interrogé sur le fait de savoir si l'isolationnisme du président américain élu Donald Trump était une "menace" pour le monde, M. Philippot a répondu que "pas du tout". "Il y a un mouvement du monde vers le protectionnisme", a-t-il dit.

"Je crois que l'ère des grands traités de libre-échange, que ce soit le CETA avec le Canada, qui malheureusement a été signé dans le dos des Français, que ce soit le TAFTA, est terminée, c'est une vieille époque. L'époque où on considérait qu'il fallait ouvrir grand les frontières sans protection (...) On voit que ça enrichit une toute petite minorité mais que ça appauvrit le plus grand nombre, les salariés", a-t-il soutenu.

"Le protectionnisme, il peut être très intelligent, il n'est pas forcément agressif. Il est même écolo quand il s'agit de se protéger de pays qui ne respectent aucune norme environnementale, aucune norme sociale", a-t-il encore expliqué.

L'ex-président Nicolas Sarkozy propose de doter l'Europe d'un arsenal protectionniste ("Buy European Act", taxe antidumping, taxe carbone si Donald Trump dénonce l'accord sur le climat).

Quant à l'exclusion de Jean-Marie Le Pen en tant que membre du Front national par la justice le 17 novembre, Florian Philippot estime que "l'essentiel que nous demandions, c'est-à-dire l'exclusion de Jean-Marie Le Pen comme adhérent, a été validé, accepté par la justice. De ce point de vue là, c'est une grande victoire, et je crois que ça y est, cette page est tournée".

"Qu'ensuite la justice ajoute un peu bizarrement, comme un cheveu sur la soupe, +mais il peut rester président d'honneur+, je crois que ça fait rire dans les chaumières. Imaginez quelqu'un qui serait président d'honneur sans être adhérent, qui dirige même une structure concurrente du Front national (...)".

"Il y a une bizarrerie judiciaire mais ça n'a aucune incidence en réalité sur la vie du mouvement (...)".

"C'est une affaire qui est passée depuis longtemps, une page qui est tournée".

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