« Pour parler, il faut être sûr de sa force »

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« Pour parler, il faut être sûr de sa force »
« Pour parler, il faut être sûr de sa force »

Jérôme Rothen n'a jamais été avare de sorties médiatiques saillantes, que ce soit en interview ou dans son autobiographie. Au point d'être mis à pied par le PSG en 2009 après avoir déclaré « avec de tels dirigeants, je ne peux pas rester ».

 

Vous êtes-vous déjà reproché d'être une « grande gueule » ?

Jérôme Rothen. Franchement, je n'ai jamais regretté ce que j'ai dit. J'avais un ressenti, j'avais besoin de l'exprimer. Le jour où j'ai dit haut et fort à Paris qu'on me l'avait fait à l'envers, c'est exactement ce que je pensais. J'ai payé pour ça, on m'a mis à pied, mais je ne me suis jamais plaint. Moi, la langue de bois, je ne connais pas, même s'il ne faut pas parler tout le temps pour ne rien dire. A une certaine période, je préférais ne pas donner d'interview. J'aime mieux que certains joueurs refusent de s'exprimer plutôt qu'ils ne disent rien.

 

Pourquoi la plupart des joueurs préfèrent justement ne rien dire ?

Avec les réseaux sociaux et une médiatisation de plus en plus importante, chaque fait et geste est commenté. Je peux comprendre que les joueurs n'aient pas envie de parler. S'il dit quelque chose, qu'il rentre dans les détails, le club, ses coéquipiers vont lui reprocher. Pour parler, il faut être sûr de sa force. On ne reproche jamais rien à un joueur qui fait gagner l'équipe.

 

Le monde du football est-il aussi responsable de la situation ?

Certains dirigeants ou entraîneurs me disaient que la langue de bois, c'est bien. Je leur répondais que non, je n'avais pas envie. Les joueurs sont mal préparés à la médiatisation. A 17, 18 ans, on devrait insister là-dessus. Dans les clubs très médiatisés, c'est compliqué. Des joueurs mettent la barrière tellement haut entre eux et les médias que ça ne peut que mal se passer. Certains joueurs détestent les médias, se disent que le journaliste n'est là que pour ressortir les choses qui vont leur nuire. C'est aussi ce qu'on ...

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