Pour Paris, priorité aux engagements pris par la Grèce

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DÉCRYPTAGE - Dans le camp français, on estime qu'il n'y a pas lieu de réfléchir aux conséquences de la sortie de la Grèce de la zone euro dans la ­mesure où elle n'est pas demandée par le peuple grec.

«Si, au G20 de Cannes, nous avons mis la pression aux Grecs en les incitant à s'interroger sur leur appartenance à la zone euro, c'était pour leur faire passer le message que l'Europe ne les soutiendrait pas à n'importe quel prix. Ça ne veut pas dire que nous y pensons!» Dans le camp français, les choses sont assez claires: réfléchir aux conséquences de la sortie de la Grèce de la zone monétaire -dans la ­mesure où elle n'est pas demandée par le peuple lui-même- «n'a pas de sens». «Et d'ailleurs, personne n'y songe», insiste-t-on au sein du gouvernement français, balayant d'un revers de main les «excès» de la presse allemande.

Deux générations sacrifiées

Il faut dire que la perspective d'un tel scénario n'a rien de réjouissant. Pour les Grecs eux-mêmes d'abord, qui seraient confrontés à la déstructuration de toute leur économie: fuite des capitaux, hyperinflation, taux de chômage qui exploserait, impossibilité de revenir dans le jeu économique

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