Pour ou contre la fessée dans le football ?

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Pour ou contre la fessée dans le football ?
Pour ou contre la fessée dans le football ?

Le Comité européen des droits sociaux (CEDS) vient de taper sur les doigts de la France au sujet de la fessée. Durant la semaine écoulée, pédopsychiatres et parents se sont écharpés sur cette exception éducative française. Mais que vaut une tape sur le derrière dans le football ?

Au moment de pondre un papier sur un score fleuve, le générateur à articles propose de nombreux châtiments corporels : gifle, claque, correction, raclée, branlée, déculottée. Quand il ne verse pas dans le champ lexical militaire : débandade ou déroute. Sans oublier la fameuse fessée. L'image est parlante et, d'avantage que la douleur, il y a le côté humiliant qui fait sortir tête basse et rougit les yeux des supporters. En qualité de lecteur de presse sportive, on est en droit de militer pour l'usage du terme de fessée dès l'instant où l'on fait une indigestion aux comparaisons des scores tennistiques. Comme lecteur de Françoise Dolto, on est en droit de s'y opposer surtout si elle devient franchement gênante. Prenez, par exemple, la dernière Coupe du monde. Lorsque l'Allemagne se farcit le Brésil en demi-finale, plus que la défaite à ce stade de la compétition, c'est la manière cruelle qui choque. 0 à 5, à la mi-temps. Le spectateur, comme sidéré, prend en pitié les Brésiliens vaincus tout en espérant que l'acharnement se termine au plus vite, corrida à la mise à mort sans cesse repoussée.
"Mieux vaut perdre une fois six à zéro, que six fois un zéro"
Mais certains arrivent à prendre leur pied en contemplant l'administration d'une fessée. Paraphilie ? Vice de supporter aimant beugler des olé en tribunes ? Pas seulement. Il y a les adeptes de la logique du pot de fer contre le pot de terre qui s'attendent à ce que leur équipe de Ligue 1 rosse une CFA, en Coupe de France, sous prétexte du respect de l'adversaire. Je te respecte, je te cogne, autre chose que le sadomasochisme bon teint de Fifty Shades of Grey. D'autres ardents défenseurs de la fessée louent la vertu éducative du châtiment. Ceux-là mêmes se rangent derrière l'adage bien connu des entraîneurs en galère au point presse : "Mieux vaut perdre une fois six à zéro, que six fois un zéro". Un théorème dont la rigueur scientifique n'a jamais été prouvée, soit dit en passant. Pourtant, certaines fessées provoquent des sursauts d'orgueil salutaires, des changements d'entraîneurs ou des prises de conscience radicales. Mieux qu'aucune courte défaite, plus efficace qu'une mauvaise série.
De la fessée à la manita
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