Pour Obama, Poutine s'entête à vouloir recréer l'URSS

le , mis à jour à 20:59
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KRÜN, Allemagne, 8 juin (Reuters) - Le président russe, Vladimir Poutine, cherche à faire renaître la gloire passée de l'Union soviétique au risque de ruiner l'économie de son pays, a déclaré lundi le président américain Barack Obama. Réunis en Bavière pour un sommet du G7, les dirigeants des grandes nations industrialisées se sont dits prêts à prendre si nécessaire de nouvelles mesures contre la Russie, accusée de soutenir les rebelles séparatistes dans l'est de l'Ukraine. ID:nL5N0YU2LC En clôture de ce sommet, les chefs d'Etat et de gouvernement présents ont exprimé leur préoccupation face à l'intensification des combats dans l'est de l'Ukraine, où des séparatistes prorusses affrontent les troupes gouvernementales. Les propos les plus vifs ont été tenus par le président américain, pour lequel la politique de Moscou est source de graves souffrances pour le peuple russe. "Il doit prendre une décision", a dit Barack Obama évoquant son homologue russe. "Souhaite-t-il continuer de ruiner l'économie de son pays et l'isoler davantage au nom de la recherche insensée de la gloire passée de l'empire soviétique, ou peut-il admettre que la grandeur de la Russie ne dépend pas de la violation de l'intégrité territoriale et de la souveraineté d'autres pays ?", a demandé le président américain. Exclue de ce sommet pour la deuxième fois consécutive, la Russie, qui faisait auparavant partie du G8, a minimisé l'impact de son absence, disant préférer des réunions aux "formats différents", plus efficaces et qui reflètent mieux selon elle les équilibres économiques mondiaux. "Il est désormais impossible de réunir sept ou huit personnes pour discuter efficacement des problèmes mondiaux", a déclaré Dmitri Peskov, porte-parole du Kremlin, cité par l'agence de presse RIA. Des sources au sein du G7 ont rapporté que la situation en Ukraine avait occupé les deux tiers des discussions lors du dîner de dimanche soir, consacré à la politique étrangère. Une source, qualifiant de "catastrophique" l'état de l'économie ukrainienne, a dit qu'un consensus avait émergé parmi les convives pour continuer de soutenir Kiev. En mars dernier, les pays membres de l'Union européenne se sont entendus pour maintenir leurs sanctions contre la Russie jusqu'à ce que l'accord de cessez-le-feu signé le 12 février à Minsk soit pleinement appliqué, mais une reconduction des sanctions n'a pas été formellement entérinée par les Vingt-Huit. S'exprimant lors d'une conférence de presse, le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, a demandé aux puissances occidentales de veiller à ce que l'Ukraine respecte les engagements pris à Minsk sur le retrait des armes lourdes et l'octroi d'une autonomie accrue aux régions de l'Est actuellement contrôlées par les séparatistes. (Noah Barkin et Jeff Mason,; Nicolas Delame pour le service français, édité par Marc Angrand)

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  • charleco le mardi 9 juin 2015 à 09:13

    C'est Obama qui s'entête à faire passer Poutine pour ce qu'il n'est pas.