Pour Nikola Karabatic, les Bleus " étaient assez fous pour y croire "

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Pour Nikola Karabatic, les Bleus " étaient assez fous pour y croire "
Pour Nikola Karabatic, les Bleus " étaient assez fous pour y croire "

« Ce qu'on réalise en finale, mettre dix buts au Danemark chez lui, c'est incroyable se félicitait Nikola Karabatic, l'arrière de l'équipe de France, sur le site des Experts. Je crois que si une équipe pouvait le faire, c'était nous. On était assez fous pour y croire. Des matchs parfaits, on en a déjà fait, mais en finale, dans ce contexte, face à une équipe aussi solide. C'est très, très fort. C'est du très haut niveau et c'est rare. »« On savait que pour réussir le hold-up il fallait être précis, impliqués mais également géniaux et imaginatifs savourait Claude Onesta, l'entraîneur de l'équipe de France. Le Danemark s'est pris les pieds dans le tapis. Mais vous savez, quand on a survolé la compétition comme ils l'ont fait, le premier moment difficile est souvent synonyme de chute parce qu'on ne s'est pas construit dans la difficulté. La pression du public est alors devenue une pression négative et certains joueurs ont totalement perdu leur niveau de jeu. Une fois qu'on a pris l'ascendant, on avait trop d'expérience pour les laisser reprendre leur souffle. Ils étaient sous l'eau, on a tout fait pour les y maintenir. Je crois aussi qu'à la fin du match, Wilbek n'était même pas déçu, parce qu'il ne parlait que de la qualité de la prestation de l'équipe de France, avec le sentiment que, pour eux, ce n'était pas jouable aujourd'hui. Quand une équipe joue à ce niveau-là, on a la sensation qu'elle n'a plus d'adversaire. Mais une heure avant le match, on n'en était pas là. C'est un match quasi parfait, et maintenant on va en profiter ! »« On a fait le match parfait tranchait Michaël Guigou, l'ailier des Bleus. Il n'y a pas de secret, quand on veut gagner contre une équipe aussi forte chez elle, tu n'as pas le choix, il faut sortir le gros match. On a été tous très concentrés, on est rentrés dans le match sereinement et on a mis la pression sur les Danois d'entrée. Pour moi, le plus important, c'est que le handball soit reconnu en France. Depuis 1992, tout est fait pour que ça aille dans ce sens-là. On ne peut être que fiers de rentrer dans l'Histoire à chaque fois un peu plus. »« Première compétition, premier titre s'étonnait Luka Karabatic, le pivot des Bleus. Avec mon frère et mes amis. Et en battant le Danemark chez lui, c'est encore plus beau quand c'est comme ça. Rien ne pouvait nous arriver. C'est magique. Et c'est le plus beau moment de ma carrière de handballeur. Je travaille tous les jours pour vivre des moments comme ça. Je comprends que les joueurs de l'équipe qui ont déjà tout gagné ne soient jamais sevrés de titres parce que ce sont des moments exceptionnels. » « C'est un rêve de gamin qui se réalise ! reconnaissait Valentin Porte, l'arrière des Bleus. Quand il y a eu le coup de sifflet final, je me suis dis que je faisais à mon tour partie de cette équipe qui a tout gagné et qui gagne encore. Que j'y étais arrivé. Que d'habitude j'étais devant ma télévision pour les regarder soulever le trophée. Là, j'étais sur le podium avec eux. C'est un bonheur immense. » « On n'est jamais sevrés ! prévenait Jérôme Fernandez, le capitaine des Bleus. C'est ce qui est extraordinaire avec ce groupe : c'est qu'il n'en a jamais assez ! Maintenant, je pense vraiment que les Danois sont passés à côté de leur finale. Même si on a été insolents de réussite en attaque parce qu'on avait tout préparé pour être forts sur ce match. Quand tu mets du danger partout sur le terrain, c'est évidemment plus simple ! On ne s'imaginait peut-être pas monter sur le podium cette année alors qu'on est dans une phase de reconstruction. Je suis heureux, heureux comme à chaque fois de monter sur le podium et de soulever le trophée. » « On réalise le match parfait, celui qu'il fallait pour gagner ce soir tranchait Thierry OMEYER, le gardien des Bleus. D'autant qu'on avait tous envie de jouer cette finale face aux Danois. Quand on est sportif, ce sont les matchs qu'on aime jouer. Ceux qui te mettent dans tous tes états. Qui te poussent à faire des choses extraordinaires. On est monté en puissance au fil du tournoi jusqu'à cette apothéose en finale. C'est une immense joie. » « On a réussi encore une fois à éviter les pièges de la finale analysait Daniel Narcisse, l'arrière des Bleus. On était 16 joueurs, le staff et les supporters dans les tribunes, mais on savait aussi que tous les Français étaient derrière nous, et ça nous donne chaud au c?ur, ça donne encore plus de motivation, ça nous rend forts. Quand je regardais autour du terrain à la fin du match, tout le monde était surpris mais on voyait dans les yeux des vieux comme des jeunes que ce n'était que du bonheur. On réussit à aller chercher quelque chose que l'on n'était pas sur de pouvoir décrocher au début de la compétition, et arriver avec une équipe en construction, moins les cadres qui sont partis et se récompenser de cette manière, c'est incroyable. C'est une aventure fantastique que nous venons de vivre, et j'espère que ça va continuer? » « Je ne sais pas quels mots je pourrais trouver pour expliquer la satisfaction qu'on a s'interrogeait Cédric Sorhaindo, le pivot des Bleus. Mais c'est surtout un soulagement parce que tout au long de la compétition, on a pris match après match, nous n'étions jamais sûrs de gagner. Tout le monde s'est investi, a joué le jeu. Quand on voit Valentin et Cyril par exemple, on se rend compte que l'équipe a passé un grand cap aujourd'hui. Ça paraît bizarre, mais on ne s'est jamais dit qu'on pouvait gagner cette compétition. Nous sommes arrivés sur la finale en se disant qu'on allait se faire plaisir. Bien sûr, il y avait un peu de stratégie, mais on s'est juste dit qu'on n'allait peut être pas vivre dix finales comme ça, et qu'il fallait en profiter. On a vu des kung-fus et autres beaux gestes non travaillés. On s'est vraiment amusés et on fait un match parfait, et je ne sais même pas pourquoi? C'est sans doute l'histoire qui devait s'écrire ainsi. »

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