Pour Moscovici, la France doit garder le cap sur les déficits

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PIERRE MOSCOVICI ESTIME QUE LA FRANCE DOIT GARDER LE CAP SUR LES DÉFICITS
PIERRE MOSCOVICI ESTIME QUE LA FRANCE DOIT GARDER LE CAP SUR LES DÉFICITS

DUBLIN (Reuters) - La France doit conserver le cap qu'elle s'est fixé en matière de réduction de son déficit public et l'Europe doit admettre la diversité des situations de ses pays membres en quête d'équilibre entre lutte contre les déficits et soutien à la croissance, a déclaré vendredi le ministre français de l'Economie, Pierre Moscovici.

Si la France semble avoir atteint son objectif de déficit en 2012, fixé à 4,5% du produit intérieur brut (PIB), de nombreux économistes jugent probable que la faiblesse de la croissance l'empêchera cette année de revenir au niveau de 3% fixé par la Commission européenne.

En visite à Dublin, Pierre Moscovici a réaffirmé que la France devait réduire son déficit mais il a ajouté que tous les pays d'Europe n'étaient pas confrontés à la même situation et ne pouvaient donc pas tous avancer au même rythme.

"L'Europe ne peut pas vivre longtemps en récession. Nous sommes l'économie la plus forte du monde et nous devons vraiment essayer de renforcer la croissance, ce qui ne signifie pas renoncer à la discipline", a-t-il expliqué lors d'une conférence de presse conjointe avec son homologue irlandais.

"Nous devons trouver le juste équilibre entre la réduction des déficits et la capacité à soutenir la croissance (...) En France, nous avons fait le choix de réduire les déficits et nous nous y tiendrons clairement mais, encore une fois, nous devons aussi réfléchir aux moyens de favoriser la croissance", a-t-il ajouté.

Il a par la suite déclaré que la France ne pourrait pas renouer avec la croissance si la zone euro n'était pas sortie de la récession.

"La France sera incapable de renouer avec la croissance économique tant que la zone euro ne sera pas sortie de la récession", a-t-il dit dans un discours prononcé à Dublin.

"Les choses semblent aller mieux pour la zone euro (...) La zone euro et l'Europe se portent mieux, la stabilité n'est plus remise en question après l'accord auquel nous avons abouti sur la Grèce et la supervision bancaire. Aujourd'hui, je dirais qu'il n'y a aucun doute sur leur pérennité."

A l'issue d'un bref entretien avec son homologue Michael Noonan, Pierre Moscovici a dit s'attendre à ce que l'Irlande soit, à la fin de cette année, le premier pays à pouvoir sortir définitivement du plan d'assistance financière de l'Union européenne et du Fonds monétaire international (FMI).

Il s'est dit assuré qu'une réponse satisfaisante serait apportée à la demande de l'Irlande d'un allègement de la dette des banques irlandaises nationalisées et qu'un accord négocié avec la Banque centrale européenne (BCE) sur le rééchelonnement d'une partie de cette dette conviendrait à la France.

Padraic Halpin, Marc Angrand et Jean-Baptiste Vey pour le service français, édité par Nicolas Delame

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  • Ysaur le vendredi 18 jan 2013 à 17:07

    rigolos :ça fait 30 ans que vous les creusez ,les déficits ,par des mesures "sociales" ignorant la réalité économique mondiale ,gros nuls de clientélistes !!

  • M1531771 le vendredi 18 jan 2013 à 16:19

    Avec lui aux commandes pas de risue que nous les évitions...!! MDR