"Pour moi, Bielsa est une véritable influence"

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"Pour moi, Bielsa est une véritable influence"
"Pour moi, Bielsa est une véritable influence"

Unai Emery est donc le nouvel entraîneur du PSG. Dans cette deuxième partie de l'entretien fleuve qu'il nous a accordé, le nouveau patron technique des Parisiens revient sur ces années à Valence, ses influences comme Guardiola ou Bielsa et même des entraîneurs qui perdent leur temps à jouer au golf.

Le grand public vous a découvert à Valence. Vous êtes arrivé dans ce club alors qu'il était en pleine crise institutionnelle et économique…
Je savais que ça allait être difficile mais pas autant. Paradoxalement, la crise a confirmé que Valence était un grand club avec des bases solides. Il y en a beaucoup qui se serait écroulés dans pareille situation. A l'époque, le manque d'argent nous a obligés à acheter des joueurs jeunes et à vendre des stars comme David Villa ou Silva, mais c'était un challenge excitant pour moi. Je me souviens aussi que le premier jour où je suis arrivé ici, les journaux annonçaient que Luis Aragones allait être entraineur du FC Valence. Je n'avais pas encore dirigé un seul entrainement qu'on me foutait déjà dehors, tu te rends compte ?

Comment avez-vous réagi ?
Tranquillement. J'ai appelé Villalonga (l'ancien président intérimaire) tout de suite et je lui ai dit que je voulais le voir. J'ai attendu 6 heures pour lui parler. Quand, finalement, il m'a reçu, j'ai été direct : "C'est moi l'entraineur du FC Valence, OUI ou NON ?". Je savais que l'arrivée d'Aragones n'était pas qu'une simple rumeur, mais je venais juste de signer deux ans de contrat avec Valence... Je me voyais mal affronter des joueurs sans être confirmé à mon poste. Au bout d'un quart d'heure, Villalonga m'a dit "je vais t'embrasser fort pour te prouver que c'est toi que je veux comme entraineur". On l'a fait à l'ancienne. Ce geste affectueux valait plus que tous les contrats du monde.

lien : première partie de l'entretien avec Emery

Ça vous a renforcé cet épisode ?
Oui. J'ai eu trois présidents et quatre directeurs sportifs différents depuis que je suis ici, mais j'ai toujours travaillé de la même manière. Pour moi, le vestiaire c'était comme un refuge. (Il se lève et fait des grands gestes) "Unai, il y a quelqu'un là-bas qui dit que tu vas te faire virer !" Je m'en fous, je continue à travailler. "Unai, il y a des problèmes, c'est la crise !" Je m'en fous, je continue à travailler. J'ai tracé ma route sans faire attention à tout ce qui se disait. Tu connais Sancho Panza, le gros qui accompagnait Don Quichotte sur son âne ?

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