Pour Mailly, le patronat a "un petit côté vintage"

le
1

PARIS (Reuters) - Le secrétaire général de Force ouvrière, Jean-Claude Mailly, a accusé vendredi le patronat français de s'en tenir à de vieilles recettes lors de la négociation sur la réforme du marché du travail qui a débuté jeudi.

Les partenaires sociaux ont campé sur leurs positions lors de la première journée de cette négociation, notamment sur la question de la flexibilité, réclamée par les patrons et rejetée par les syndicats.

"Le patronat est revenu avec les mêmes revendications patronales qu'en 2007, c'est-à-dire qu'il y a un petit côté vintage, comme si la crise n'avait pas démarré", a déclaré Jean-Claude Mailly sur France Info.

"On ne sort pas d'une crise de ce type avec de vieux rossignols comme solutions", a-t-il ajouté.

Au lendemain de la première journée d'une négociation qui s'annonce compliquée, la présidente du Medef, Laurence Parisot, a dit pour sa part assumer totalement ses déclarations faisant état d'un "racisme anti-entreprises".

"C'est quelque chose que ressentent aujourd'hui tous les entrepreneurs français, quels qu'ils soient", a-t-elle dit sur RMC et BFM-TV. "Il y a sans cesse un stigmatisation, une dénonciation. Il y a quelque chose qui est très choquant, c'est que désormais, on a presque consacré l'expression patron-voyou".

Patrick Vignal, édité par Yves Clarisse

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
  • gustav10 le vendredi 5 oct 2012 à 11:06

    Aucun système ne peut survivre dans la crise avec des employés à vie. Il faut mettre tout le monde sur un pied d'égalité, fonctionnaires comme privés, et donner des avantages à ceux qui entreprennent sans les étrangler systèmatiquement pour donner à ceux qui ne font rien. La solidarité est une bonne chose, tant qu'elle ne tourne pas à l'abus de paresse et de fainéantise.